Farid Ouabdesselam, à la tête de l'université Joseph-Fourier (UJF) depuis 2007, a cédé la place à Patrick Lévy, le 5avril dernier. Le nouveau président, docteur en médecine et pneumologue, professeur des universités praticien hospitalier en physiologie, travaillait déjà depuis plus d'un an à un ambitieux programme pour l'UJF et l'université de Grenoble.Dès cet été il veut éditer une «feuille de route pour le Pôle de recherche et d'enseignement supérieur (Pres) avec un nouveau président extérieur, pas un directeur d'établissement, qui arriverait en juin ou septembre. La priorité est de construire l'Institut de recherche technologique (IRT) grenoblois, créer les conditions avec nos partenaires dont les organismes de recherche, avec des échéances extrêmement courtes.» Parmi les dix engagements présentés par Patrick Lévy et son équipe, les deux premiers sont donc «un Pres efficace et préfigurant l'université unique» et un engagement fort de l'UJF dans la construction de l'université unique Grenoble Alpes.
Démocratie et patrimoine
Parmi les huit autres points, les aspects de vie et d'organisation de l'UJF figurent en bonne place, que ce soit pour «assurer transparence et visibilité à la politique de l'UJF, optimiser les services, améliorer le pilotage financier, assumer les responsabilités patrimoniales»ou encore «être solidaire de la vie matérielle et morale des étudiants». L'UJF compte 15.400étudiants, 1.500 enseignants chercheurs et enseignants, 1.400 personnels administratifs et techniques, sur douze sites en Rhône-Alpes.