Déposée mi-mai, l'offre du Groupe de presse Belge Rossel est venue compléter deux propositions présentées par d'anciens journalistes. Allié du groupe Hersant Media (GHM), dans le cadre du rapprochement de leurs activités de presse régionale, Rossel a repris les propositions du plan de redressement présenté par la direction de GHM au comité d'entreprise du pôle de quotidiens normands pour la société SNPEI, éditrice des quotidiens Paris-Normandie, Havre Libre, Havre Presse, Progrès de Fécamp et de plusieurs journaux du dimanche. Le projet prévoit une refonte majeure du modèle économique du pôleavec le lancement d'une nouvelle formule pour Paris-Normandie et une réduction globale des coûts de structure et de production. Au total, les mesures doivent conduire à la suppression de 111 postes. Une offre soumise à conditions, précise le SNJ: «La restructuration du pôle Champagne-Ardennes/Picardie de GHM qui donnerait lieu à 270 suppressions de postes dont 37 journalistes». Des conditions dont se sont vivement émus les représentants du SNJ, suite à la réunion de concertation menée avec les représentants de GHM et Rossel, le 9mai dernier: «Si de nouvelles stratégies doivent être envisagées pour répondre au paysage économique de la presse quotidienne en 2012, une casse sociale de cette ampleur est totalement injustifiée». Selon GHM, ces restructurations sont nécessaires: «Pour retrouver des niveaux de performance. Nous sommes déterminés à ce que vive le pôle Normand, qu'il redevienne pérenne. Que ce soit dans le giron du groupe GHM ou avec d'autres repreneurs». GHM rappelle qu'en dix ans, 25M€ ont été injectés dans le pôle Normand, en soutien financier: «Sous forme d'abandons de créances et d'avances en compte-courant».
Deux autres offres
Ancien dirigeant du Républicain Lorrain, Jean-Charles Bourdier a déposé une offre prévoyant l'acquisition d'une nouvelle rotative, avec 120 suppressions de postes. «Mais sans certitude sur le financement», s'inquiète Benoît Marin, délégué SNJ. Enfin, deux associés, Xavier Ellie, ancien directeur du Progrès de Lyon et Denis Huertas, ancien directeur du Dauphiné Libéré, proposent un plan de 85 suppressions d'emplois. Mais, l'offre souffre aussi de problèmes de financement, explique Benoît Marin: «C'est la plus aboutie et qui supprime le moins d'emplois. Nous allons travailler sur cette piste».
Sébastien Colle
presse. Trois offres de reprises sont déposées auprès du tribunal de commerce du Havre. Parmi celles-ci, l'offre de deux anciens journalistes a la préférence des salariés.