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Pantechnik développe deux nouveaux produits pour améliorer sa rentabilité
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Pantechnik développe deux nouveaux produits pour améliorer sa rentabilité

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Spécialisée dans un marché de niche, la fabrication de sources d’ions à destination des laboratoires et des industriels, la PME bayeusaine Pantechnik investit dans deux nouvelles lignes de production pour élargir son offre et améliorer sa rentabilité.

Raphaël Murray (à gauche) veut renforcer la compétitivité de l’entreprise — Photo : Isabelle Evrard

Créée en 1991, Pantechnik, une petite PME nichée sur deux sites à Bayeux avec 17 salariés, intervient dans un domaine très particulier et peu connu : l’entreprise conçoit et fabrique des sources d’ions ECR (electron cyclotron resonance) à destination de laboratoires de recherche et industriels pour l’étude des matériaux complexes (microélectronique, alliages métalliques, céramiques) et celui de la médecine nucléaire (protonthérapie, hadronthérapie). Pour renforcer sa compétitivité et sa rentabilité dans ce marché de niche, l’entreprise met en place un plan de renouveau des compétences industrielles, via un déploiement massif d’automatisation et de digitalisation sur le plan administratif et productif. "Nous avons investi près de 30 000 euros pour moderniser notre système de gestion et à peu près autant pour la formation des personnes et la configuration de nouveaux équipements", annonce Raphaël Murray, directeur adjoint de l’entreprise depuis septembre 2024.

Toucher de nouveaux clients

Pantechnik conçoit et fabrique des sources d’ions ECR (electron cyclotron resonance) — Photo : MDesdoits

Pantechnik se prépare à développer deux nouvelles lignes de produits. "Nous créons une marque de produits standards, ce qui est peu courant dans le domaine de la physique. L’idée est de fabriquer une partie de nos produits destinés à des laboratoires plus petits, des clients que nous ne touchons pas actuellement. Le 2e produit est notre machine Lutex, unique en Europe. C’est une machine qui reproduit le vent solaire et les faisceaux énergétiques. Nous ne vendons pas la machine mais de la prestation de service pour des clients qui ont besoin d’irradier des échantillons de matières, par exemple pour étudier le vieillissement accéléré des composants de satellites ou pour les chaudières nucléaires. Pour cette installation, opérationnelle depuis 2024 et ouverte aux clients depuis début 2025, nous avons bénéficié d’un financement de France 2030 pour un investissement total de 1,5 million d’euros", explique Raphaël Murray qui annonce vouloir recruter un technicien de maintenance et un technico-commercial pour aller faire la promotion de la machine en France et en Europe.

90 % du chiffre d’affaires à l’export

Pantechnik a été créé comme un "spin-off" issu des travaux de l’accélérateur de particules GANIL de Caen (Grand Accélérateur National d’Ions Lourd). "Les laboratoires de recherche constituent 70 % de notre marché, la médecine nucléaire 30 %. Nos deux clients principaux sont Siemens et MedAustron, des centres de recherche de traitement contre le cancer", précise Raphaël Murray. Nos machines sont vendues entre 300 000 et 400 000 euros. "Nous livrons entre trois et quatre machines par an, de toutes tailles. Notre chiffre d’affaires est stable depuis 2018, et atteint 4,1 millions d’euros en 2024 contre 3,1 millions d’euros en 2023", détaille le directeur qui mise sur un chiffre d’affaires de 4,9 millions d’euros en 2025 et 5,6 millions l’année suivante. 90 % du chiffre d’affaires de l’entreprise est réalisé à l’export, principalement en Amérique du Nord, Allemagne, Canada, Espagne.

Pantechnik compte une dizaine de produits à son catalogue et bénéficie d’un Crédit Impôt Recherche.

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