Paca : Progression supérieure à la moyenne des ports européens pour Marseille-Fos

Paca : Progression supérieure à la moyenne des ports européens pour Marseille-Fos

+4% de croissance pour Marseille-Fos en 2015. Cette progression supérieure à la moyenne des ports français (+2%) et européens (+2,6% à fin septembre), place le port phocéen dans une position de reconquête des parts de marché perdues avec près de 82 millions de tonnes traitées l’an dernier. Pour 2016, le port devrait rester sur le chemin de la croissance. Il table sur 83,7 millions de tonnes et annonce 2,9 millions de passagers.

«
2015 fut l’année de la reconquête des trafics avec le retour des bananes de Canavese et l’arrivée de nouveaux clients tels de Derichebourg pour les trafics de ferrailles et Intertitan pour le ciment. En 2016, nous allons poursuivre notre politique de reconquête commerciale », a annoncé, le 21 janvier dernier, Jean-Marc Forneri, président du Conseil de surveillance, lors de la cérémonie des vœux du Grand port maritime, de l’UMF et de Via Marseille Fos.

Le trafic global qui s’établit à 81, MT (+4,1%) se caractérise par une croissance dans toutes les filières y compris les vracs liquides, en hausse de 5% avec près de 50 MT. «
Nous avons bénéficié d’un contexte porteur avec un prix du pétrole très bas, les raffineries tournent à plein régime », précise Christine Cabau Woehrel. La présidente du directoire du Grand port Maritime de Marseille veillera néanmoins à «
anticiper la reconversion annoncée pour fin 2016 de la raffinerie Total La Mède».

Marseille-Fos tire son épingle du jeu dans les flux conteneurisés avec une progression de 4% en tonnage (11,7 MT) et de 3,5% en Evp (1,22 M EVP) en 2015. «
Nous sommes au dessus de la moyenne des ports du sud. Nous enregistrons une hausse cumulée de 15% depuis 2013 et regagnons des parts de marché. Six nouveaux services conteneurs et multipurpose ont été lancés en 2015 », ajoute la directrice du port tout en soulignant la nette augmentation de capacité des alliances Ocean Three et G6 avec le positionnement de porte-conteneurs de plus de10 000 Evp à Fos. Pour servir correctement ces navires, le port a annoncé le lancement des études préliminaires à la réalisation du comblement de la rotule sur les terminaux de Fos permettant aux manutentionnaires de mutualiser leurs portiques.

Les vracs solides ont progressé de 3% totalisant 13,9 MT. La chute des vracs alimentaires notamment en raison de l’arrêt des importations de sucre a été compensée par la hausse des expéditions de laitiers, ciments de 22%.




2,5 millions de passagers en 2015

Avec 2,5 millions de voyageurs accueillis à Marseille en 2015, le port bat un record historique (+2%) grâce à l’activité soutenue de la croisière (+11%). Avec 1,5 million de croisiéristes Marseille qui figure déjà dans le top 5 en Méditerranée, entre dans le top 15 mondial des ports de croisière. En revanche, les lignes régulières ont fait les frais de la procédure collective de la SNCM qui a perturbé le réseau corse en 2015 avec 603 200 voyageurs (-12%).

Marseille-Fos qui avait engagé 45 M€ d’investissements en 2015 va engager 83 M€ cette année pour mener à bien les grands chantiers inscrits au projet stratégique 2014-2018 avec notamment l’achèvement de la réhabilitation de la forme 10, l’élargissement de la passe nord de Marseille ou encore l’aménagement des terminaux passagers au Cap Janet.

Pour Jean-Marc Forneri, 2016 sera également l’année de la réflexion sur l’aménagement foncier à moyen terme. «
Nous disposons de 10 000 ha à Fos et 400 ha dans les bassins Est que nous entendons valoriser. Dans un contexte de réduction des subventions de l’Etat, des Collectivités locales et de l’alourdissement de la fiscalité, le domaine foncier doit générer des recettes », précise-t-il en ajoutant que le port était désormais assujetti à la taxe foncière. Prenant pour modèle le projet de Xavier Niel, patron de free, à la Halle Freyssinet, il imagine la création d’un incubateur voué aux start-up du portuaire. «
Il faut valoriser les métiers de demain autour des nouvelles technologies que la filière portuaire et logistique pourra utiliser. Il y a des jobs à créer ! », lance Jean-Marc Forneri rappelant que la filière portuaire génère 43 500 emplois directs et indirects.