Le tissu provient d’une entreprise du Nord, les cordons sont tressés en France comme y sont sertis les œillets, et le cuir est issu des établissements Brogniart, à Bégrolles-en-Mauges (Maine-et-Loire). Les sacs sont ensuite assemblés par une école de production à Saumur. C’était le souhait d’Anne-Sophie Berthelot lorsqu’elle a lancé, en mars 2025, la marque et la société Opopla, une société par actions simplifiée unipersonnelle au capital de 5 000 euros. Elle propose une gamme entièrement made in France, en redonnant un nouvel élan au sac dit "ficelle".
Fabriquer localement
Après des études en commerces à l’IUT d’Angers et à l’ESC de la Rochelle puis plusieurs expériences professionnelles en Anjou et en Alsace, Anne-Sophie Berthelot souhaitait se lancer dans l’entrepreneuriat : "J’ai visité plusieurs entreprises à reprendre, témoigne-t-elle, principalement dans la petite industrie, mais je n’ai pas trouvé ce qui me convenait. J’ai donc opté pour la création, en imaginant un produit pour le commercialiser."
La jeune femme a donc lancé sa société, Opopla, et imaginé un sac de type "ficelle" avec la volonté de le faire fabriquer le plus localement possible. "Je voulais revisiter ce type de sac et le moderniser. J’ai réfléchi aux matières, que j’ai sourcées en France, et j’ai cherché une usine pour le faire réaliser, mais les volumes n’étaient pas assez importants dans un premier temps pour les entreprises que j’ai sollicitées."
200 modèles déjà fabriqués
Pour la fabrication, la jeune dirigeante s’est alors tournée vers une école de production saumuroise, T’cap T’Pro. "Je souhaitais me différencier et aller vers une clientèle qui recherche ce côté fabriqué en France, précise Anne-Sophie Berthelot, pour des raisons environnementales mais également de proximité."
Parallèlement à la fabrication des premiers sacs Opopla, Anne-Sophie Berthelot a travaillé sur la communication et les canaux de diffusion. Elle a fait appel à une agence web angevine, à un community manager, créé un site de vente en ligne, assuré une présence de sa marque sur différents réseaux sociaux, fait réaliser des shootings photo et lancé une campagne de préventes sur la plateforme en ligne Ulule. 50 exemplaires ont été achetés en moins d’un mois, ce qui a permis de lancer la première production de 200 modèles déclinés en quatre couleurs. "Le public visé est autour de 35 à 45 ans, indique-t-elle, et la vente se fera uniquement en ligne pour l’instant. J’ai souhaité un prix mesuré à 69 euros. L’objectif est de faire suffisamment de volume pour développer ensuite d’autres modèles."
600 ventes cette année
Après les quatre premiers modèles, Anne-Sophie Berthelot, qui table sur au moins 600 ventes cette année, prévoit déjà après l’été de décliner son sac avec des couleurs automnales et envisage d’étendre sa gamme. Elle a aussi pris contact avec d’autres ateliers de fabrication toujours dans le département, en prévision de besoins de production plus importante, et envisage un réel développement : "L’objectif serait de recruter des premiers salariés dans un premier temps et de disposer d’un atelier en propre à plus long terme."