Opcalia Bretagne fait partie d'un réseau national d'organisme paritaire collecteur agréé (Opcalia), qui se veut interprofessionnel et interbranche. Avec huit agences dans la région (Rennes, Saint-Malo, Saint-Brieuc, Morlaix, Brest, Quimper, Vannes et Caudan), Opcalia Bretagne gère les fonds de formation pour le compte de 2.000 clients issus de toutes les branches professionnelles (bâtiment, agroalimentaire, commerce, banque...). En un mot elle agit comme un compte bancaire et gère les dossiers de formation des salariés en en rendant compte à leur entreprise.
Accompagner l'individu
Elle propose aussi du conseil pour l'emploi et la formation aux entreprises, afin d'optimiser leur investissement formation et réfléchir sur leur politique de RH. Désormais, une troisième mission lui est confiée depuis mi-mars: gérer le fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels (FPSPP). Cette nouvelle prérogative intervient dans le cadre de la réforme professionnelle initiée par l'État (lire pages 30 et 31). «Grâce à un partenariat avec Pôle Emploi, nous accompagnons les salariés licenciés dans leur transition professionnelle, explique Alain Hellard, directeur d'Opcalia Bretagne. Avant, nous accompagnions l'entreprise et ses salariés. Aujourd'hui, nous accompagnons aussi l'individu, c'est-à-dire le salarié demandeur d'emploi». Le but est aussi que l'entreprise profite de ses périodes de chômage partiel pour qualifier ses salariés.
Redéfinition des Opca
Une nouvelle orientation donc pour l'Opca qui voit cette nouvelle mission comme une aubaine. «Nous devenons un acteur incontournable sur le territoire breton. Nous devons réussir à croiser les besoins des entreprises, des politiques d'emploi et des branches professionnelles pour que les individus s'insèrent ou se réinsèrent rapidement», ajoute Alain Hellard. Une aubaine d'autant plus intéressante qu'un décret doit être voté fin avril afin de redéfinir les conditions d'existence d'un Opca. «Il faudra notamment avoir un service de proximité, ce qui est le cas d'Opcalia avec ses 28 agences en France, et réaliser 100M€ de chiffre d'affaires au minimum, ce qui est encore notre cas, avec 420M€ réalisés sur notre réseau», précise le directeur. Résultat, le nombre des Opca pourrait passer, après une série de fusions et rapprochements inévitables, de 45 à une quinzaine d'ici à fin 2011... Une situation qui rend le directeur d'Opcalia Bretagne plutôt serein. «Cette réforme est une concrétisation de ce que nous faisons déjà, et une reconnaissance de notre travail par l'État et les partenaires sociaux. En limitant le nombre d'interlocuteurs, l'État veut savoir comment l'argent investi par les entreprises pour la formation (14 Md € au total) est utilisé.
Opcalia Bretagne, organisme paritaire collecteur agréé, finance la formation des salariés. Avec la réforme professionnelle, de nouvelles missions s'ouvrent à lui.