Le Journal des Entreprises : Quelle est votre mission au sein du groupe Trimble ?
Pour rappel, ce groupe américain, au chiffre d'affaires 2015 d'environ 2,5 milliards de dollars, emploie 8 500 personnes et est présent sur 35 sites dans le monde. Trimble intervient dans une quarantaine de business différents. Notre métier est d'apporter des solutions technologiques dans les domaines du positionnement, de la modélisation, de la connectivité. Cela fait 18 ans que je suis dans ce groupe. Lors du rachat de SketchUp, en tant que manager d'intégration, je me suis occupé de véhiculer auprès des équipes les valeurs de notre société. J'ai en quelque sorte eu un rôle d'"évangélisateur". En tant que directeur de la communication et du marketing stratégique, je me projette aussi sur les questions du futur au sein du groupe. Ce qui fait de moi un "veilleur" et un "futuriste".
Le géant américain Trimble a déjà des liens avec Toulouse ?
Oui, avec par exemple Airbus et DelairTech qui a d'ailleurs acquis notre filiale drones Gatewing en Belgique et qui se développe aux Etats-Unis. Il y a à Toulouse tout un vivier d'entreprises autour des drones civils. La présence de Sigfox et d'acteurs de l'objet connecté nous intéresse... En France, nous avons aussi travaillé sur des solutions pour géomètres et Colas utilise nos technologies pour ses confections de routes.
Depuis l'annonce du projet d'implantation d'Hyperloop TT à Francazal, la Ville rose est vue comme un pôle des transports du futur. Qu'en pensez-vous ?
C'est vrai que cette annonce a eu un retentissement international. Mais je rappelle que sur ce projet de train du futur Hyperloop, plusieurs entreprises sont en compétition. En tout cas, Toulouse gagne en notoriété internationale sur le thème des transports innovants et connectés. Les entreprises étrangères viennent y trouver des ingénieurs et des cerveaux dans ces domaines.
Vous allez tenir une conférence sur les transports du futur lors de la Nuit des Réseaux. Pourquoi ce thème ?
Nous sommes très présents dans ce domaine car nous sommes fournisseurs de technologies pour les véhicules autonomes terrestres, aériens ou maritimes. C'est un sujet très vaste et je m'en tiendrai à seulement une ou deux thématiques. À mon avis, il est important de mesurer les impacts sociétaux des bouleversements à venir en terme de transport. Pour certains, les véhicules ne seront plus une propriété de l'individu mais un service, un mode de transport emprunté le temps d'un trajet, façon uber... Cela a des conséquences sur nos modes de vie : plus de voiture personnelle, plus de garage, plus de parking...
Neuvième Nuit des réseaux, 7 mars, Centre de congrès Pierre Baudis.
Inscriptions et informations : www.nuit-des-reseaux.com