Comprendre les atouts d'un site, analyser la demande du client, s'interroger sur les matériaux à disposition sur la zone de chantier... Les projets du cabinet d'architecture rouennais Octant proposent une approche personnalisée, étudiée en fonction du territoire d'accueil. Partir de l'existant pour créer pourrait être le leitmotiv de Jean-François Périnet-Marquet, président d'Octant : « Ma stratégie commerciale n'est pas de proposer des projets faramineux mais raisonnables, simples et faciles à entretenir pour rester dans le budget. Aujourd'hui, il y a une prise de conscience pour ne pas aller vers les projets pharaoniques mais vers des projets utiles. Notre approche cherche à apporter de la variété, à surprendre et à travailler sur le confort du baigneur. Que l'esthétique soit issue de tout ça, des contraintes de fonctionnement et pas l'inverse ». Spécialisé dans la conception et réhabilitation d'équipements publics basse consommation, Octant architecture est devenu une référence en matière de centres aquatiques avec près de 80 projets réalisés en France et à l'étranger (Belgique, Chine) et une vingtaine d'autres en chantier.
8 à 10 M€ de budget moyen
Le cabinet d'architecture mène 5 à 6 projets par an pour des budgets moyens de 8 à 10 M€ et souhaiterait pouvoir intensifier son activité à l'international : « Mais, c'est compliqué. Les pays du sud n'ont pas d'argent, et ceux du Nord sont déjà très équipés. Le marché chinois est intéressant mais on se sent trop petit et c'est compliqué ». Le marché français reste porteur pour Octant car les besoins sont nombreux selon son président : « On est sous-équipés, chaque ville n'a pas sa piscine et pourtant il faut apprendre aux enfants à nager et les activités aquatiques se sont beaucoup développées avec l'aquagym, le vélo, le bébé nageur ou encore les soins du corps... La piscine est aujourd'hui un des lieux de mixité sociale et tout le monde est intéressé par ces activités. Nous estimons que le marché français doit permettre de construire encore entre 500 et 1.000 piscines ». Pierre d'abgle des projets menés par l'agence rouennaise, l'usage de technologies de pointe comme le traitement de l'eau à l'ozone et la production de chaleur biomasse. « Nous cherchons à faire des équipements vertueux et durables », revendique le chef d'entreprise. Des technologies de pointe qui peuvent permettre de réaliser jusqu'à un million d'euros d'économies en 15 ans face à une solution au gaz, selon le responsable d'Octant, qui rappelle : « Une piscine est vingt fois plus énergivore qu'un bâtiment de bureaux ».
Se diversifier
« Même s'il nous arrive de réaliser des collèges HQE comme à Maromme, nous avons prolongé l'activité historique de l'entreprise sur le marché des centres aquatiques qui représente aujourd'hui 90 % de notre activité », précise le président d'Octant. Pour autant, le cabinet rouennais ne veut pas s'enfermer dans sa spécialité, face à un marché devenu « délicat », selon le dirigeant : « Beaucoup de confrères ferment leurs portes. Des projets se sont arrêtés après les élections ». Une diversification est donc amorcée dans l'entreprise. Le bureau d'études à ainsi commencé à travailler pour l'industrie ou encore les entreprises de construction. « Notre ambition n'est pas de grossir mais de diversifier pour continuer à garder complète notre équipe ».
Sébastien Colle
l'enjeu Le cabinet d'architecture Octant (Rouen) a fait de la conception et réhabilitation des centres aquatiques sa spécificité. Pour rester membre du top 80 des agences d'architecture en France, Octant mise sur des projets de conception simple et facile à entretenir.