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Novares s’oriente vers la fermeture de son entité strasbourgeoise, 122 salariés concernés
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Novares s’oriente vers la fermeture de son entité strasbourgeoise, 122 salariés concernés

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De source syndicale, le projet de fermeture du site strasbourgeois de l’équipementier automobile Novares aurait été précisé par la direction en CSE le 25 septembre. 122 salariés sont concernés.

Novares a précisé en CSE son intention de fermer son entité strasbourgeoise — Photo : Pascale Schaeffer

La fermeture du site strasbourgeois de l’équipementier automobile Novares, spécialisé dans l’habillage et l’injection plastique, semble actée. "L’annonce a été faite par notre DRH. Il nous a été signalé à l’occasion du CSE central du 25 septembre que la direction mettait en projet la fermeture du site", signale Bachir Himmi, délégué FO de Novares Strasbourg.

Un carnet de commandes estimé à 55 millions d’euros avec Stellantis

Les inquiétudes, formalisées avant l’été, s’étaient intensifiées à la rentrée. L’échec de la négociation commerciale avec Ineos, le fabricant du Grenadier lui-même en difficulté à Hambach, aurait précipité le choix de la direction du groupe Novares (1,2 milliard d’euros de CA en 2022) de fermer son site basé en périphérie strasbourgeoise.

Les commandes en cours, estimées à 55 millions d’euros jusqu’en 2026 pour Stellantis (source syndicale), pourraient selon les syndicats être transférés vers le site de Sainte-Marguerite, dans les Vosges.

122 salariés strasbourgeois sont directement concernés. Nous avons tenté de joindre la direction sans succès. Les syndicats appellent à manifester le 1er octobre "afin de maintenir l’activité du site strasbourgeois".

Le cabinet parisien Oneida a été mandaté afin de rechercher un repreneur.

La relocalisation de production en République tchèque

Le contrat avec le britannique Ineos aurait donné de l’air au site alsacien de Novares. De source syndicale, le chiffre d’affaires du site strasbourgeois dédié à l’habillage automobile a chuté depuis 2018. Passant de 3,75 millions d’euros par mois en moyenne, cette année-là, à un million d’euros par mois désormais.

Le rapatriement en République Tchèque d’une partie de la production délocalisée depuis l’incendie de l’usine de Zebrak en août 2023 semble avoir précipité les difficultés. Après l’incendie, le site strasbourgeois avait pris le relais et fourni les composants plastiques destinés à Stellantis (2008), dont l’usine de Mulhouse, et l’usine tchèque de Toyota (Aygo X et Yaris) à Kolin. La récente mise en service d’une nouvelle entité de Cerhovice en République tchèque aurait ainsi contribué à affaiblir l’entité strasbourgeoise.

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