Son parcours
Le repreneur Nicolas Chanclou a débuté sa carrière dans l'informatique. Il a passé seize années chez Siemens, où il a eu la responsabilité des services d'ingénierie, notamment pour le métro automatique. Son père était menuisier et lui-même « passionné par le patrimoine ». Quand il cherchait une entreprise à reprendre, épaulé par les réseaux CCRE35 et le CRA, ce quinquagénaire était prêt à se tourner vers le Bâtiment. « Le bois, ça me parlait... », confie-t-il, jetant donc son dévolu sur L'Art du bois, à Chavagne.
La cession
Nicolas Chanclou reprend la totalité de l'entreprise de Marcel Cadorel, qui l'accompagne durant six mois avant sa retraite. Lui-même avait racheté cette SARL en 1988. Ils n'étaient que deux salariés à l'époque. Aujourd'hui, le personnel est repris, soit neuf salariés et deux apprentis.
L'entreprise
Cet atelier de menuiserie est réputé dans l'Ouest pour la qualité de ses ouvrages avec une spécialité pour le patrimoine architectural. Nicolas Chanclou a été séduit par « la capacité de l'entreprise à refaire à l'identique », du sol au plafond. Portes de granges, fenêtres de châteaux, parquets, retables, boiseries, agencements... L'Art du bois s'illustre sur de nombreux chantiers de toute échelle, du changement d'un vantail au projet à 400.000 euros, pour des « clients sous contrainte ». On retrouve son nom dans les monuments historiques. « Nous fabriquons ce que nous posons », note Nicolas Chanclou, devant une porte monumentale de 5,40 m de hauteur destinée au quartier du Parlement, à Rennes, où la nouvelle agence BPO a aussi bénéficié du savoir-faire de L'Art du bois. Tout comme la boutique Le Daniel, rue de la Monnaie. Dans l'atelier, des fenêtres cintrées attendent aussi leur heure de pose au château de Montmuran, aux Iffs.
Son projet
Le repreneur entend « pérenniser les savoirs et la structure » de L'Art du bois tout en lui faisant changer de dimension. Il veut « franchir un seuil ». En terme de management, il ne souhaite pas focaliser la reprise sur sa personne mais au contraire impliquer le personnel en mode libéré. « Les salariés vont gagner en autonomie. Ils seront responsabilisés. Je veux qu'ils prennent des choses à leur compte », confie Nicolas Chanclou, sans course effrénée au chiffre.
Ses perspectives
En terme de business justement, il s'appuie sur un carnet de commandes fourni. Le chiffre d'affaires, aux alentours du million d'euros, reste stable et l'entreprise « rentable et saine ». « Ma croissance sera basée sur la présence forte sur notre marché, la diversité du travail de menuiserie et la qualité. Nous pourrons ambitionner une croissance de 20 %. Notre meilleure publicité, c'est la recommandation », affirme-t-il. Pour asseoir sa croissance, il recrute : deux embauches prévues en 2017 dont un conducteur de travaux, après deux autres récentes pour un départ, soit trois créations nettes. Côté investissements, ils s'élèvent en moyenne à 15.000 euros par an. L'atelier avait accueilli une nouvelle cabine de peinture en 2015.
Contact : 02 99 64 24 57