Nouveau Liberté : «Une logique de mi-chemin»
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Nouveau Liberté : «Une logique de mi-chemin»

Des coups de fil qui se seraient croisés et voilà l'UMP rennaise privée de réaction lors de notre dossier sur le nouveau Liberté (Le Journal des Entreprises de novembre). Séance de rattrapage pour Bruno Chavanat, son chef de file.


Que pensiez-vous à l'origine du choix de la rénovation?

On faisait partie des gens qui préconisaient de construire du nouveau plutôt que de rénover. On pensait - et ça s'est révélé au fil du temps - que l'équilibre entre intérêt de la rénovation et coût ne nous semblait pas assuré.


Et maintenant qu'il est rénové, qu'en pensez-vous?

On ne va pas critiquer le fait qu'il est mieux qu'avant. C'est évident. Il faut être fair-play pour la qualité du travail réalisé par les entreprises. Mais désormais, on voit deux questions qui restent d'avenir. Comment envisage-t-on la concentration ou pas des équipements de cette nature et souhaite-t-on ou non faire respirer le centre-ville? Car aujourd'hui, on crée des équipements (Liberté, Centre des congrès, Champs Libres...) sur un périmètre très restreint, où l'on concentre les transports. Ça ne fait pas respirer la ville. Or, Rennes a un centre-ville qui est objectivement très petit.


Conserver une salle de taille moyenne pouvant accueillir concerts comme compétitions sportives, c'était une bonne idée?

L'équipement était mixte. On garde une logique de mi-chemin. Or on ne peut pas avoir de grandes ambitions européennes et rester sur des logiques de mi-chemin. En ne se donnant pas la chance d'être à la hauteur des espérances qu'on peut attendre des grands spectacles vivants et en additionnant des solutions qui se concentrent, on risque au final de s'en mordre les doigts.

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