«Nous ne voulions pas être des potiches»

«Nous ne voulions pas être des potiches»

Jocelyne Hemelsdael Tête de liste de l'Union des entrepreneurs indépendants
Pourquoi une liste des entrepreneurs indépendants pour les élections de la CCI de l'Artois? Nous n'étions pas hostiles à rejoindre la liste d'union mais on n'a pas voulu de nous et pas reconnu le travail effectué au sein de nos clubs d'entreprises. De toute façon, nous n'aurions jamais été des potiches au milieu des plantes vertes. Des entrepreneurs de Béthune et d'Arras sont venus nous voir pour que nous montions une liste. Ils ne se reconnaissaient pas dans ce qui leur était proposé. C'était parti. Nous mettons en avant des valeurs de proximité et d'honnêteté, sans langue de bois. Nous militons également pour un décloisonnement public - privé.
Quelles sont vos priorités pour l'Artois?

Il faudra faire l'union de ces trois territoires. L'autre grande priorité reste
la réussite d'Euralens. Le Louvre- Lens est une opportunité exceptionnelle. Il faut que les entreprises y trouvent leur place et se l'approprie pour le promouvoir comme vecteur de communication. L'autre grand chantier tourne autour du redécoupage consulaire. Les grands territoires vont devoir apprendre à travailler ensemble pour porter des projets d'envergure.


Vous êtes l'une des rares femmes têtes de liste en France, atout ou handicap dans un monde entrepreneurial qui reste majoritairement masculin?


Je pense que c'est un atout et l'apport d'un autre regard. Au final, homme ou femme peut importe. Dans une liste, c'est une équipe dans sa totalité qui s'investit. Ce qui compte c'est que les entreprises aillent voter et que, dans cinq ans, au terme de la mandature, elles se disent que les CCI ont répondu à leurs attentes et à leurs questions.

  • TROIS QUESTIONS À