Louis Vialon
Président des Transports Jean Vialon-LTR
Est-ce que vous avez pu échanger avec Nicolas Sarkozy sur les problèmatiques des transporteurs?
Pendant la visite, c'était vraiment trop court. En revanche, nous avons déjeuné avec lui ensuite. Nous étions trois transporteurs et trois conducteurs. Nous avons pu aborder différents thèmes. Et puis, on a longuement évoqué le sujet de l'A45, sujet sur lequel il nous a assuré qu'il allait faire avancer le dossier.
Quelles sont les inquiétudes de la filière transports que vous avez relayées?
Nous avons abordé le problème de l'écotaxe car nous souhaitons le transfert de cette taxe sur les chargeurs avec une ligne de facturation spécifique. Nous avons aussi abordé le problème de la compétitivité de nos entreprises car nous subissons des écarts réglementaires très importants à l'intérieur même de l'Europe. La remise en cause de la réduction Fillon annoncée avec le plan de rigueur a fait également l'objet d'une discussion. En effet, dans notre profession, les heures supplémentaires sont pratiquement incontournables. Nous avions pas mal d'interrogations à ce sujet. Et puis, on a sollicité le président sur le passage de cing à six essieux.
Quelle attention a porté Nicolas Sarkozy à vos inquiétudes?
Il me semble qu'il nous a écoutés. Il a demandé aux deux ministres présents, Thierry Mariani (Ministre des transports) et Nathalie Kosciusko-Morizet (Ministre de l'écologie) de se rapprocher de la filière Transports avant de prendre une décision. Il a insisté sur le fait que les nouvelles réglementations devaient se faire en concertation avec les professionnels concernés.