Pascale Thoby dirige Loulidesbois (5 salariés), une entreprise finistérienne qui conçoit et produit des couches lavables, à destination des particuliers et des professionnels. Elle explique les raisons du développement de son activité sur internet.
Quelles sont les raisons qui vous ont poussée à créer un site internet marchand?
Au départ, notre site internet, www.loulidesbois.fr, était conçu pour être un site vitrine, présenter nos produits et la société, comme un outil de communication pour informer nos consommateurs. Puis au fil du temps, les demandes ont afflué de l'extérieur du Finistère. Nous avons donc décidé de donner la possibilité aux visiteurs de commander en ligne nos produits. Ce qui suppose un travail de référencement, via les moteurs de recherche, les forums spécialisés, des échanges de liens avec des sites. Un travail astreignant mais payant en termes de retombées.
Les ventes sur internet représentent quelle part de votre chiffre d'affaires?
Aujourd'hui, cela représente 20% de notre chiffre d'affaires qui s'établit à 500.000€ par an. C'est l'équivalent de notre boutique de Morlaix. Le panier, de l'ordre de 50€, est proche de celui des ventes en boutique. Dans un premier temps, la préparation des colis nous prenait deux à trois heures par jour, en plus de notre journée. Mon époux y consacre la moitié de son temps.
Vous avez également développé une stratégie "click and mortar", c'est-à-dire une complémentarité entre votre unité commerciale virtuelle, le site internet, et vos unités commerciales physiques, vos boutiques. Pour quelles raisons?
Nos clients ont la possibilité de commander sur internet et de prendre livraison dans l'une de nos trois boutiques, à Brest, à Quimper ou sur Morlaix. La raison tient au fait que beaucoup de nos clients, des femmes enceintes, des personnes habitant en dehors de nos zones de chalandise habituelles, ne peuvent pas nécessairement se déplacer facilement et demandent à des personnes de leur entourage de venir chercher leurs produits afin de réduire les frais de port. De plus, le conseil en direct est irremplaçable.