L'entreprise dirigée par Vincent Le Prince modifie la structure de son actionnariat et entérine une prise de participation de ses cadres dirigeants à hauteur de 27,5% du capital. Succession! Voilà un mot que Vincent Le Prince se refuse à prononcer. À la tête de Normandie Logistique depuis 1981 il assure n'avoir qu'une idée en tête: «assurer la pérennité de l'entreprise». Et pour ce faire, il a eu recours à un OBO (Owner Buy Out); une restructuration du capital de l'entreprise qui permet notamment à ses principaux cadres dirigeants d'entrer à hauteur de 27,5% dans le capital.
«La transmission? J'y pense depuis le 1er jour!»
Un «pool» composé de Christian Boulocher, actuel d-g de Normandie Logistique et président de la société Seed Transit, de Bruno Desbuissons, directeur de l'activité logistique, de Bertrand Le Prince, responsable commercial du groupe hors activité transit et de Franck Lemonier, directeur de la filiale Seed Transit. L'opération, qui prend des allures de transmission programmée, Vincent Le Prince dit y penser depuis longtemps déjà: «la transmission? J'y pense depuis le premier jour!», explique le P-dg qui a construit son entreprise progressivement, grâce notamment à des opérations de croissance externes (SCMT en 1991, Seed Transit en 1995...) qui lui ont permis de se positionner sur le transport, la logistique et la commission de transport. Résultat des courses, aujourd'hui «l'entreprise est très saine financièrement», annonce le dirigeant qui revient sur le détail de l'opération: «avec l'acquisition en 2005 des transports Dupressoir, nous avions fini la construction de l'édifice; il fallait changer de braquet, et c'est là que nous sommes entrés en phase de réflexion pour assurer la pérennité de l'entreprise».
«Cela va durer encore un certain temps»
Et de la réflexion à l'action, pour Vincent Le Prince, il n'y a qu'un pas! «Désormais, mon ambition est d'aider les cadres dirigeants à concrétiser ce projet qui va devenir le leur», explique-t-il. «Nous entrons dans une phase où l'entreprise doit être pilotée de manière à continuer de vivre sans changements brusques». Sur le calendrier de sa sortie du groupe, l'homme d'affaires reste prudent: «cela va durer encore un certain temps!», dit-il, ajoutant: «quand on a construit quelque chose, on a envie que ça dure». Guillaume Ducable