Si les dossiers sont moins nombreux, les investissements progressent pour la jeune association qui aura levé en 2009 près de 600.000€. Des dossiers moins nombreux mais plus solides! C'est à peu de choses près le constat que le président de Normandie Business Angels dresse après une année de capital investissement marquée par les effets de la crise. Affiliée au réseau France Angels, l'association créée en 2007 réunie des investisseurs privés qui veulent mettre à profit leur expérience dans le monde de l'entreprise. Des souscripteurs guidés par «l'envie d'aider des gens à entreprendre», plus que par motivation purement fiscale, assure Alain Claude, le président de NBA, et dont la crise n'a semble-t-il pas entamé le moral puisqu'ils sont intervenus en 2009 à hauteur de 600.000€ dans six dossiers suivis par l'association (entre 38.000€ pour le ticket le plus faible et 136.000€ pour le plus élevé), contre environ 300.000€ un an plus tôt. Et pour 2010, le rythme part sur des bases au moins aussi élevées puisque les business angels Normand doivent finaliser avant la fin du mois de mars un premier tour de table de l'ordre de 260.000€ pour deux nouveaux dossiers.
«Ce que les autres ne font pas»
Et si effet de la crise il y a, c'est du côté des porteurs de projets qu'il faut y regarder: «Si le deal flow a baissé, c'est parce que moins de gens se risquent à entreprendre», explique Alain Claude. Mais les dossiers qui passent en séance plénière de NBA «sont aussi plus aboutis». Des dossiers «d'amorçage», le plus souvent, sur lesquels la prise de risque est maximum. Mais c'est un peu la marque de fabrique de NBA: «On vient voir celui qui fait ce que les autres ne font pas!», lâche Alain Claude.
Guillaume Ducable
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