«Notre ambition est de devenir une brasserie régionale car nos bières sont très demandées en GMS. Avec une production de 4.000 hectolitres par an, nous envisageons de passer à 18.000 hectolitres», avance Christophe Fargier, dirigeant fondateur du Ninkasi. Pour cela, le déménagement de la brasserie est nécessaire. Elle pourrait reprendre forme à Tarare, dans le cadre du PER (voir page6) ou dans un autre lieu. «Le projet de la mairie de Tarare de redynamisation d'une filière autour de l'eau nous séduit, avoue le dirigeant, mais les coûts du projet détermineront notre implantation.» Celle-ci comprendrait une brasserie mais aussi une distillerie pour commencer la production de whisky ainsi qu'un restaurant et une salle de spectacle de 100 places. Une dizaine d'emplois est à la clé dans un premier temps. Un investissement d'environ 1,8M€ est en jeu pour une installation courant 2012.
Jusqu'à 2.200 personnes
Le déménagement de la brasserie de Gerland libérera près de 500m². «Nous en ferons un lieu encore davantage pluriculturel, ambitionne Christophe Fargier. La salle de concert pourrait passer de 560 à 800 places, le café serait réaménagé, un espace entreprises de 200m² en hauteur serait créé, la mezzanine du Kao se transformerait en salle de cinéma. L'objectif est de faire de la place pour les arts numériques, la vidéo mais aussi la danse et le théâtre.» Ce projet culturel permettrait de recomposer un lieu accueillant jusqu'à 2.200 personnes, le tout pour un investissement de 2M€. Si Gerland reste «le quartier amiral», le dirigeant entend investir d'autres places lyonnaises: «les Brotteaux, le Vieux Lyon et la Croix Rousse nous intéressent, mais pas Confluence qui n'est pas assez populaire.» L'idée est de conserver des synergies logistiques entre les cinq établissements lyonnais et la boulangerie, au contraire de ce qui a été fait à Saint-Étienne qui fermera prochainement ses portes.
Dupliquer à Barceloneou à Cracovie
Enfin, grâce à cette nouvelle stratégie, le Ninkasi envisage de se positionner à l'export. Deux axes sont à l'étude. Les whiskys made in Ninkasi seront exportés. Car «contrairement à la bière, le whisky voyage très bien ». Christophe Fargier vise aussi des villes comme Barcelone ou Cracovie pour dupliquer son modèle de brasserie et de bar. «Notre équipement de Gerland pour la production de 4.000 hectolitres sera à céder. Si nous trouvons un partenaire local pour développer le projet, on y va!» Des contacts seraient en cours...
La brasserie de Lyon-Gerland étudie son déménagement sur Tarare ou un autre lieu afin d'accroître ses capacités de production et de se lancer sur la création de whisky.