Le virus Zika « constitue une urgence de santé publique mondiale », vient de décréter l’Organisation mondiale de la santé. Quatre millions de personnes pourraient être touchées par ce virus que se transmet par piqure de moustique. L’épidémie se propage aujourd’hui en Amérique du Nord, en Amérique Latine et dans les Caraïbes.
La société de biotechnologies nantaise Valneva pourrait tenter de développer un vaccin contre le virus Zika. Valneva commercialise en effet un vaccin contre l’encéphalite japonaise auquel Zika est apparenté. « Nous avons décidé d’utiliser l’expertise que nous avons acquise lors du développement de notre vaccin contre l’encéphalite japonaise pour évaluer la faisabilité technique du développement d’n vaccin contre le virus Zika », indique la direction de Valneva.
Reste que le développement d’un vaccin contre le virus Zika, s’il se confirmait, ne se ferait pas dans l’immédiat. Valneva se donne deux ans pour sélectionner un candidat vaccin.
Née de la fusion entre la société nantaise Vivalis et l’entreprise autrichienne Intercell, Valneva emploie 400 salariés en France et en Autriche, mais aussi en Ecosse, en Suède et au Canada. Outre un produit contre l’encéphalite japonaise, le groupe est propriétaire d’un vaccin contre le choléra et la diarrhée du voyageur.
La société de biotechnologies nantaise Valneva étudie la possibilité de développer un vaccin contre le virus Zika.