Nantes : Un Japonais va reprendre OMR Impression

Nantes : Un Japonais va reprendre OMR Impression

Le groupe japonais Konica Minolta s’apprête à reprendre les 300 salariés d’OMR Impression (Nantes) et de Dactyl Buro Impression (Bourges).

Fabriquant des photocopieurs, des copieurs et des imprimantes, le groupe japonais Konica Minolta projette de racheter 100% du capital de deux de ses distributeurs. Il s’agit de deux PME de l’Ouest, le Nantais OMR Impression et Dactyl Buro Impression, installée à Bourges.

C’est la filiale française de Konica Minolta qui pilote ces rachats, encore soumis au feu vert de l’Autorité de la concurrence. Basée en région parisienne, elle emploie 1.500 salariés et réalise 400 millions d’euros de chiffre d’affaires. L’enjeu, pour le groupe japonais, est d’élargir son réseau de distribution. C’est cette même logique qui lui a amené à acquérir la société Serians, à Amiens, en 2012 (290 salariés aujourd’hui).




Une question de transmission

Avec OMR et Dactyl Buro, le groupe japonais gagne 22 agences réparties dans le Centre et dans l’Ouest de la France et 300 salariés. Ayant réalisé 72 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2014, OMR Impression et Dactyl Buro Impression sont en bonne santé. Elles affichent 3 à 4% de croissance par an depuis cinq ans et dégagent environ 15% de résultat avant impôt.

OMR et Dactyl Buro avaient liés leurs destins en 2010. A l’époque leurs dirigeants avaient en effet décidé de s’associer à 50/50 au sein d’une holding contrôlant les deux activités de distribution de systèmes d’impression. Pour Marc Sevestre, qui a repris OMR Impression en 1991, ce n’est pas le marché qui a dicté la vente, mais une problématique de transmission. Michel Tatin, président de Dactyl Buro Impression, a en effet 61 ans. Dix de plus que son associé nantais. « Soit on se rapprochait d’un partenaire financier, soit d’un constructeur. On a opté pour cette deuxième option, qui nous semble une solution pérenne pour les entreprises », indique Marc Sevestre. Le Nantais et Michel Tatin demeureront dirigeants des deux entités qui conservent leurs noms.




Toujours multimarques ?

L’acquisition des deux PME par un constructeur ne sera pas sans conséquences. Multimarques, Dactyl et OMR assuraient 30% de leur approvisionnement auprès de Konica Minolta. « On va continuer à être multimarques, mais pas dans les mêmes proportions », confie Marc Sevestre. Konica Minolta va en effet logiquement privilégier ses propres produits. En Bretagne et dans les Pays de la Loire, la PME nantaise va aussi devoir réussir sa cohabitation avec Repro Conseil, la structure de distribution de Konica Minolta.




Un OMR peut en cacher un autre

Dirigeant d’OMR Impression, Marc Sevestre est aussi à la tête d’OMR Infogérance, une entreprise spécialisée dans l’infogérance et l’édition logicielle. Employant 80 salariés et réalisant 10 millions d’euros de chiffre d’affaires, cette PME ne sera pas rachetée par le groupe japonais Konica Minolta. Il en va de même pour DBI, la structure dédiée à l’infogérance que pilote Michel Tatin et qui emploie une quinzaine de salariés.