Son cœur de métier, c’est la WMS. Il faut comprendre Warehouse Management System. Prologistik propose ainsi des logiciels qui optimisent la gestion des entrepôts, des processus de réception et de stockage à la préparation des commandes. Le groupe Prologistik France a été créé avec son siège à Nantes, suite au rachat en octobre 2023 de l’ancienne entreprise nantaise DSIA par le groupe allemand Prologistik (750 salariés, 100 M€ CA). Avec aujourd’hui 130 salariés, cette antenne de l’Hexagone vient de créer en début d’année une cellule spécialisée IA. "Ce recours à l’IA a deux objectifs : des gains de productivité, et l’optimisation de nos procédés. Le but est de passer sur de nouveaux modèles d’algorithmes pour améliorer nos performances de quelques pourcents", note Frédéric Serre, directeur général de Prologistik France.
De nouveaux algorithmes éprouvés en fin d’année
Selon Prologistik, qui est également présent en Suisse et en Autriche, l’IA ferait partie des grandes tendances et des attentes du marché. Il faut dire que le groupe peut se targuer d’une vision large, grâce à une palette de clients très divers, avec des enseignes de grande distribution comme Carrefour ou Auchan, mais aussi des logisticiens et des industriels, comme Yves Rocher, Lahaye, ou encore Kuehne + Nagel.
"Nous sommes en train d’établir nos preuves de concept. L’objectif est d’avoir des gains d’efficacité prouvés d’ici la fin d’année, afin de proposer ces nouvelles solutions à nos clients", ajoute Frédéric Serre. Ces solutions pourront être adaptées en fonction des besoins de chaque client. "Ces logiciels pourront par exemple redéfinir le parcours d’un opérateur qui constitue une commande, ou encore redéfinir l’ordre des produits pour maximiser le temps passé à la préparation des commandes", précise le directeur général.
Des data centers européens pour garantir une souveraineté
Outre l’IA, Prologistik compte bien continuer à s’étendre en misant sur un autre point fort : ses data centers dont ils sont propriétaires. "Nous en avons plusieurs en France et en Allemagne", ajoute Frédéric Serre, préférant rester discret sur leur nombre exact.
Un atout qui offre un cloud propriétaire et donc une certaine souveraineté sur les données des clients. "De plus, cela peut constituer une ligne supplémentaire dans le bilan extra-financier de nos clients, avec la création d’emplois locaux, et, pour la France, des data centers qui fonctionnent à l’énergie nucléaire, et sont donc plus décarbonés que ceux présents à d’autres points du monde", souligne Frédéric Serre.
Un marché mondial en hausse
Prologistik France enregistre cinq pics d’activités dans l’année qu’elle doit anticiper : Noël, la fête des mères, celle des pères, le black friday, et le plus important, la période de la rentrée. "Nos data centers sont prévus pour absorber ces hausses d’activités de nos clients", ajoute le directeur général. Il faut dire qu’au-delà de ces pics, la demande ne semble pas près de ralentir, puisque le marché des logiciels liés à la gestion des chaînes d’approvisionnement augmente de 8 % par an en France, et de 14 % par an dans le monde. Une hausse que les data centers de Prologistik semblent aussi prêts à absorber.