Musique : La BPO fait entrer un DJ à l'Opéra de Rennes
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Musique : La BPO fait entrer un DJ à l'Opéra de Rennes

Mécénat culturel Partenaire de l'Orchestre Symphonique de Bretagne depuis 1989, la Banque Populaire de l'Ouest s'invite cette année aux Transmusicales.

Qui a dit que la musique classique comme le mécénat culturel devaient être tristes et convenus? L'Orchestre Symphonique de Bretagne (OBS) et la Banque Populaire de l'Ouest nous prouvent le contraire. Partenaires depuis 1989 autour d'abord des jeunes talents de la musique classique puis des concerts d'été (depuis quatre ans), les deux acteurs innovent cette année. «Nous initions un nouveau partenariat pendant les Transmusicales en décembre (7,8 et 9)», indique Léonie Zago, responsable de la communication de la BPO. Le guitariste compositeur rennais Olivier Mellano, qui a travaillé avec Miossec, Dominique A ou encore Yann Tiersen, verra ainsi jouée l'une de ses pièces dans la prestigieuse enceinte de l'Opéra de Rennes. Et dans sa totalité. À savoir, la version symphonique, la version pour douze guitares et... la version électronique! DJ et platines seront donc au rendez-vous.




70.000 € annuels

«C'est audacieux car c'est un format qui n'existe pas, poursuit Léonie Zago. Ce partenariat va nous permettre d'aller chercher de nouveaux publics.» Sans pour autant négliger les 12.000 spectateurs qui se rendent chaque année aux Concerts d'été. L'événement est en effet toujours maintenu, fin août, au Triangle. Dans le cadre du mécénat, la BPO contribue chaque année à hauteur de 70.000 € (hors avantages fiscaux) au budget de l'Orchestre Symphonique de Bretagne. Une goutte d'eau au regard des 4,7M€ de budget total, dont seulement 150 à 200K€ sont apportés par des privés. Mais ce n'est pas le plus important si l'on en croit Martial Gabillard, président de l'orchestre. «Avec la BPO, nous sommes dans une logique de projets. Sans eux, on n'aurait pas fait par exemple les concerts d'été.» Gilles Leclerc, directeur de l'exploitation de la banque, vante quant à lui «des valeurs qui se complètent et se croisent», entre les deux partenaires.




Dupliquer le modèle

Après une période tourmentée pour l'Orchestre, qui s'était notamment fait taper sur les doigts par la Chambre régionale des comptes fin 2009 pour sa gestion hasardeuse, le partenariat avec la BPO symbolise à lui seul le renouveau de la formation bretonne. Et l'arrivée de Martial Gabillard n'y est sans doute pas pour rien. Mais ce dernier sait que les années qui viennent ne seront pas de tout repos. Crise oblige, la contribution des collectivités à l'effort financier n'ira pas en augmentant. «Il y a donc beaucoup de progrès à faire en matière de fonds privés, relève le président. Il faut savoir trouver maintenant d'autres ressources.» Et d'espérer dupliquer avec d'autres le modèle construit autour de la BPO. Une banque devenue «un véritable instrument de l'orchestre», souligne Martial Gabillard.

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