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Municipales : à Reims, la FFB appelle à un cadre réglementaire moins contraignant
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Municipales : à Reims, la FFB appelle à un cadre réglementaire moins contraignant

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Dans la Marne, la Fédération Française du Bâtiment (FFB) se prépare aux élections municipales de 2026. À Reims, l’organisation appelle notamment à une simplification du cadre réglementaire et à un respect de l’allotissement concernant les logements sociaux.

Philippe Gayet est le nouveau président de la FFB Grand Est — Photo : FFB Grand Est

Pour les élections municipales 2026, la Fédération Française du Bâtiment (FFB) porte le slogan "Maires sans grues, maires battus". Une idée soutenue par Philippe Gayet, président de la FFB Marne et de la FFB Grand Est. "À Reims, la particularité est que la ville possède près de 40 % de logements sociaux […] Nous espérons encourager le respect de la pratique de l’allotissement sur ces marchés", lance-t-il. Une spécificité qui implique également des enjeux spécifiques pour les acteurs du bâtiment, notamment en rénovation urbaine.

Décomplexifier les process

Adopté en 2025, le Plan de Valorisation de l’Architecture et du Patrimoine (PVAP) de Reims encadre des règles spécifiques concernant l’urbanisme et le patrimoine du centre-ville. "Cela pose problème, parce que les travaux sont tellement encadrés que les acteurs du bâtiment ne peuvent presque plus rénover efficacement, en matière d’isolation extérieure. Nous voulons un cadre moins contraignant", appuie Philippe Gayet.

Une baisse de la construction neuve

"Depuis l’été 2022, nous avons alerté les élus de Reims, sur le risque d’effondrement du nombre de logements neufs", poursuit-il. D’après les chiffres de la FFB, 3 000 logements neufs étaient construits par an en moyenne avant 2022, à Reims. En 2025, ce chiffre s’élevait à 1 200. "L’ensemble de nos adhérents commence à avoir un problème d’activité aujourd’hui", mesure Philippe Gayet.

Une diminution du neuf qui se conjugue avec une activité industrielle basse sur certains secteurs. "Dans la Marne, notre industrie est pétillante. Malheureusement, les ventes de champagne se sont essoufflées ces dernières années. C’était un secteur qui tirait le bâtiment vers le haut, en termes de travaux pour l’œnotourisme", ajoute-t-il.

La REP crispe le BTP

Comme d’autres acteurs du BTP du Grand Est, la Marne et Reims sont également touchées par des problèmes concernant la collecte des déchets. "C’est un sujet de forte crispation pour les entreprises. Nous ne sommes pas censés payer la collecte de ces déchets. […] Nous essayons de nous rapprocher des collectivités, pour mettre en place des endroits de collecte pour les professionnels", indique Philippe Gayet. La responsabilité élargie du producteur, ou REP, pose en effet le principe du pollueur-payeur, en faisant payer une éco-contribution aux entreprises du BTP lors d’achats de matériaux, contre une prise en charge gratuite des déchets. Un service qui dérape lorsque le service de recyclage ne fonctionne pas.

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