Hônnetement, je pensais, peut-être un peu naïvement, que l'exercice serait moins compliqué. Un peu dans l'esprit d'un dossier similaire que nous avions fait il y a deux ans avant l'élection présidentielle, nous sommes allés demander à des chefs d'entreprises des trois grandes agglomérations alsaciennes d'expliquer ce qu'ils attendaient de leur collectivité pour favoriser le développement économique. Et là, surprise : "recruter" de tels témoins n'a pas été chose aisée. Loin de là. « En Off, d'accord », « Je ne fais pas de politique » ou « le sujet est sensible » sont parmi les explications qui nous ont été données pour refuser nos colonnes. Ce qui n'avait posé aucun problème pour la dimension nationale avec le dossier sur la présidentielle (Journal des entreprises numéro 54) s'est donc révélé beaucoup plus compliqué à l'échelon local. Un enseignement à tirer : la proximité briderait donc la parole de dirigeants soucieux de ménager leurs réseaux, parfois leur business. On peut les comprendre. Il n'en reste pas moins que ceux qui ont accepté de témoigner l'ont fait dans un esprit constructif et ont émis des idées et des propositions caractérisées par le pragmatisme que l'on retrouve souvent chez les patrons de PME. Vous les retrouverez pages 4 et 5, la page 6 de votre Journal étant consacrée à un sondage national et exclusif sur le jugement et les attentes des patrons quant à l'action économique des collectivités locales. @email twitter : @ArmengaudPhilip
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