Mov'eo : L'empreinte écologique minimum

Mov'eo : L'empreinte écologique minimum

automobile Fabriquer des composants tout en pensant développement durable, c'est l'idée du projet GEIM, porté par le pôle de compétitivité normand.

Le pôle de compétitivité Mov'eo et ses 293 membres se portent bien et affichent même un bilan «considérable», estime Guy Bourgeois, son président par intérim qui évoque depuis 2006 «215 projets de R & D dont 112 qui ont reçu le soutien des pouvoirs publics à hauteur de 190M€ et représentant un effort total de 425M€». Mais au-delà du bilan, assure-t-il «il y a des projets». Le pôle, qui vient de s'engager avec l'État et les collectivités locales (les régions Haute-Normandie, Basse-Normandie et Ile-de-France) dans un nouveau contrat de performance entame notamment une réflexion sur les matériaux recyclables.




Vers une recyclabilité proche des 100%!

Sept centsmillions de véhicules sur la planète aujourd'hui et d'ici une dizaine d'années, 1,4milliard, selon les dernières estimations: au-delà du nombre, se pose le problème de l'énergie à utiliser pour tous ces véhicules (pétrole, électricité, gaz...) ainsi que celui de la ressource des matériaux, car deux fois plus de véhicules, c'est deux fois plus de composants nécessaires pour les fabriquer! Pour Frédéric Dionnet, directeur du centre d'études et de recherche en aérothermie moteur (CERTAM) de Saint-Étienne du Rouvray «l'idée, c'est qu'il va falloir manager cette ressource et rendre le taux de recyclabilité plus important, proche de 99%». Si aujourd'hui, certains commencent à savoir faire, comme Renault qui réfléchit à une filière de déconstruction à Flins (rien n'étant prévu en Normandie pour le moment), les problèmes vont se multiplier avec la multiplication des divers types de véhicules, hybrides, électriques... et leurs différents matériaux à traiter. Le projet de gestion environnementale des impacts de la mobilité (GEIM) soutenu par Mov'eo cherche à répondre à cette problématique en incitant tous les acteurs de la filière automobile à penser un véhicule très en amont du processus de recherche. «Une interrogation qui devra porter de la naissance jusqu'après la mort du véhicule: étudier l'impact global du véhiculedès les premiers pas de la recherche pour minimiser l'empreinte écologique de la fabrication». Une démarche qui devra s'appliquer également à l'impact des divers carburants utilisés pas les véhicules (GPL, éthanol, gazole...) dont les propriétés physico-chimiques n'ont pas toutes les mêmes effets polluants



. Une démarche globale qui doit permettre «de relancer une filière en apportant une valeur ajoutée qui permettra de se distinguer de la concurrence».

S.C. et G.D.