Basé à Charmes, près de Saint-Quentin, dans l’Aisne, Moret Industries renforce sa structure capitalistique. D’un montant évalué entre 15 et 18 millions d’euros - le montant exact n’est pas précisé -, le tour de table débouche sur la prise de contrôle du fabricant de machines par un consortium conduit par la société d’investissement parisienne, spécialisée dans l’industrie, Ocean Peak Capital. Le consortium comprend également Denos Pharma, le fonds régional Reboost ou bien encore Nord-Est Expansion (Crédit Agricole Nord-Est) et également les familles fondatrices Duprez et Thiery.
Accélérer la croissance
"L’arrivée de nos nouveaux actionnaires constitue pour nous l’opportunité d’accélérer notre croissance et de déployer notre plan de développement", explique Olivier Dambricourt, PDG de Moret Industries dans un communiqué.
Fondée en 1867, l’ETI conçoit et fabrique des équipements et des machines sur-mesure pour l’agro-industrie, les énergies et la défense. Il fabrique ainsi des équipements utilisés par les sucreries (élimination de la biomasse) ou les brasseries (solutions de déshydratation ou de séchage). Il réalise aussi des structures métalliques de grande dimension pour l’industrie des énergies ou des pompes centrifuges pour la navale.
Le groupe est organisé autour de plusieurs marques, dont De Smet E & C, Fapmo, Maguin, Promill et Vettertec, et compte six sites de production en Europe. Il emploie 800 salariés et revendique plus de 160 millions d’euros de chiffre d’affaires.
7 millions d’euros pour se moderniser
Moret Industries souhaite désormais s’affirmer pleinement comme acteur incontournable dans la transformation des systèmes de production. Pour ce faire, l’ETI prévoit de moderniser son système de production notamment par l’achat de nouvelles machines, plus performantes et moins énergivores. 7 millions d’euros vont être investis ces cinq prochaines années. Deux sites régionaux sont concernés : celui de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) avec sa filiale Fapmo qui fabrique des pompes pour l’industrie énergétique et celui de Charmes, dans l’Aisne, avec le fabricant de machines pour l’agroalimentaire.