L'impossible est possible. C’est ce que je veux prouver en me lançant dans cette transat qui va m’amener de laTrinité-sur-Mer à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe. Par cette traversée, je veux transmettre de l’espoir à celles et ceux qui comme moi sont atteints par la maladie de Charcot. Depuis cinq ans, je me bats pour repousser l’avancée de cette maladie. Dans le même temps, je nourrissais l’envie de vivre le rêve de tous les marins : traverser l’Atlantique.
Un skipper presque comme les autres
En décembre dernier, j’ai osé rêver cette traversée en fauteuil. Tout est ensuite allé très vite. Un formidable élan de personnes me permet de réaliser ce rêve. Aujourd’hui, même si je suis tétraplégique, je peux me servir de mes mains et donc être un skipper presque comme les autres : j’assurerai mes quarts chaque jour autant que je le pourrai. Je veux profiter de cette transat pour faire connaître la maladie de Charcot et permettre la collecte de fonds pour la recherche via l’Arsla, association nationale finançant la recherche et l’aide aux malades (www.arsla.org), et dont je suis vice-président.
Cette aventure n’aurait pas été possible sans une grande chaîne humaine. Elle est formidable et sans cesse plus grande depuis que j’ai lancé ce message : « je veux traverser l’Atlantique en fauteuil, qui est prêt à me suivre ? » Il a d’abord fallu trouver un bateau. Loïc Bonnet, dirigeant de Dream Yacht Charter nous fournit gracieusement un catamaran Lagoon 52, mes voisins et amis François et Philippe Berteloot, loueurs de bateau au Crouesty, vont préparer et skipper ce navire. En effet, à l’issue de notre périple, nous devrons rendre ce catamaran à l’identique. Donc les aménagements doivent être amovibles : je logerai donc dans le carré car les cabines ne me sont pas accessibles. Cette aventure c’est aussi le parrainage de Marc Guillemot qui nous a ouvert ses réseaux, le soutien de nombreux partenaires mais aussi et surtout la présence bénévole à bord d’un médecin, d’un infirmier et d’un kiné. Ma pathologie est déjà lourde à terre alors en mer…
Un budget de 60 à 70.000 euros
Mais si l’équipage est bénévole et le bateau nous est prêté, ce projet nécessite un budget conséquent : 60 à 70.000 euros pour la traversée, la logistique, le retour… L’écho est formidable, c’est en bonne voie.
Je suis à la tête d’une société de communication. Cette expérience m’apporte beaucoup pour mettre en musique ce défi. Etre dirigeant développe beaucoup de savoir-faire. Cela m’aide au quotidien pour coordonner les 20 partenaires et sponsors qui nous suivent et les 40 bénévoles qui ont constitué des groupes de travail. Mon activité professionnelle sera mise entre parenthèses pendant la traversée. Elle a d’ailleurs bien diminué ces derniers temps car je ne peux plus garantir les mêmes délais mais elle demeure dans les cinq heures quotidiennes où je parviens à être opérationnel. Cette transat est un message d’espoir et d’enthousiasme. C’est un message d’entrepreneur en fait.
Pour suivre la transat, http://www.transatdans1fauteuil.org