Quelle entreprise n'a pas été confrontée à la gestion de litiges ? Et pour régler ses problématiques, les tribunaux sont souvent sollicités. Or, il existe d'autres alternatives comme celle que met en avant Olivier Weill, médiateur agréé par le centre de médiation et d'arbitrage de Paris (CMAP) et installé dans le Morbihan.
« En tant que cadre dirigeant du groupe Accor, je suis tombé dedans il y a une dizaine d'années. Depuis deux ans, nous avions une problématique avec un franchisé. Nous avons eu recours à la médiation et en deux séances c'était réglé. Cela m'a fasciné et j'ai décidé de me former », résume ce dernier. Le principe de la médiation est largement répandu dans les pays anglo-saxons. « La médiation est un moyen amiable de résoudre des différents. Mon rôle est de faire émerger plusieurs solutions que les entreprises trouvent par elles-mêmes. Indépendants, nous devons faire preuve de neutralité et de confidentialité. » La procédure séduit également par sa rapidité. Les médiateurs viennent souvent d'horizons divers. Si le métier de médiateur familial est encadré par la loi, les contours sont beaucoup plus flous pour les médiateurs d'entreprises. Il existe en effet plusieurs formations comme celle du CMAP qui a été créée par la CCI de Paris. « Je pense que pour être un bon médiateur il faut avoir un certain background de l'entreprise. »
Si aujourd'hui, ce système commence à faire des émules à Paris, la pratique est encore peu courante dans l'Ouest. « J'ai été sollicité sur deux dossiers à Rennes sur des profils différents entre une entreprise du Cac 40 et un fournisseur breton. Souvent les affaires que nous suivons concernent des dossiers inter-entreprises, des problématiques de franchise ou d'informatique, etc. » Au final, 70 % des dossiers faisant l'objet d'une médiation aboutiraient. En terme de tarif, le médiateur facture des honoraires. On peut estimer entre 2.000 et 10.000 euros le coût d'une médiation.
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