Microfirst/Micropartner : Un pacte pour anticiper les soubresauts de la crise
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Microfirst/Micropartner : Un pacte pour anticiper les soubresauts de la crise

Le groupe breton Microfirst, spécialiste de l'informatique d'entreprise, connaît un développement soutenu et s'allie notamment à Micropartner (22).

«Nous allons forcément ressentir tôt ou tard les effets de la crise car nous nous trouvons en bout de chaîne», remarque Marc Loué, directeur général de Microfirst, spécialiste des progiciels de gestion. L'entreprise semble déterminée à ne pas subir la sinistrose ambiante. Partenariats, marketing, communication: Marc Loué ne rate pas une occasion de se faire connaître. Microfirst vient ainsi de conclure un accord stratégique avec Micropartner, SARL basée à Plérin (Côtes d'Armor) spécialisée dans les infrastructures réseaux et systèmes. Moyennant 1.500 €, Microfirst a pris 8% du capital de cette entreprise détenue à 51% par Bertrand Larmet (commercial) et à 37% par Laurent Le Rigoleur (systèmes). «Nous allons apporter notre connaissance du terrain dans les Côtes d'Armor», souligne Bertrand Larmet.





Pour Microfirst, cette fenêtre vers les Côtes d'Armor est la bienvenue, en particulier vers les experts comptables, une part importante de ses clients.




«Effet de levier»

«Depuis 23 ans, les Côtes d'Armor ont toujours été délaissées», constate Marc Loué. «D'ici trois ans, nous espérons récupérer 50 cabinets d'experts comptables, qui auront un effet de levier sur la partie entreprises.» Dix nouveaux cabinets viennent de signer ainsi que le groupe finistérien Tuffigo Rapidex (bâtiment pour l'élevage): un projet pesant 340.000€ et 250 jours d'activité en juillet.




Ouverture du capital?

Passé de 15 à 28 personnes en deux ans et demi, l'entreprise Microfirst, dont le siège est à Rennes, connaît un développement soutenu. À tel point que, pour récompenser les plus méritants, ses dirigeants Christian Hadjimanolis (P-dg), Robert Heslan (directeur technique) et Marc Loué, qui en détiennent chacun 33%, réfléchissent à céder 10% de son capital à quatre cadres. À Ploemeur, Microfirst devrait également passer de 150 à 220m² de bureaux début 2010. Des bureaux où ses "formateurs", qui installent les progiciels dans les entreprises, sont rarement là, occupés à sillonner les routes bretonnes. L'entreprise vise 2,8M€ de chiffre d'affaires cette année, dispose de 450.000€ de fonds propres et d'un carnet de commandesplein jusqu'à fin 2009. «Mais on sent déjà moins de projets entrants, des signatures se décalent», remarque Marc Loué. «On risque d'être touchés en septembre2009. D'où l'intérêt d'investir maintenant.»

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