Décidé il y a trois ans, le plan d’investissement de 10 millions d’euros du fabricant Meubles Célio (175 collaborateurs, CA 2023 : 28,8 M€) est en passe d’aboutir. Les derniers réglages sont en cours sur la nouvelle chaîne de production, pour atteindre une pleine capacité début 2026. D’abord, l’extension de 3 000 m2 a été construite en 2024, pour 3 millions d’euros. Elle s’ajoute aux 30 000 m2 de bâtiments existants. Ces nouveaux locaux ont accueilli l’équipement neuf entre janvier et août 2025. "Il s’agit d’une chaîne entièrement automatisée, qui prend en charge les panneaux de particules (aggloméré) pour la découpe, le perçage, la mise en pile, etc.", décrit Alain Liault, le PDG de Meubles Célio, très attaché à réaliser 100 % de sa production in situ. Cette PME familiale créée en 1952 a déboursé 7 millions d’euros pour ce matériel.
Une diversification à développer
Cet investissement est guidé par la volonté de développer la branche Contract, qui représente 20 % du chiffre d’affaires, mais pour laquelle le dirigeant nourrit l’objectif de monter à 40 % ces prochaines années. Développée depuis une dizaine d’années, cette branche Contract concerne les projets B to B, pour des hôtels, maisons de retraite, de santé, et pour les Chantiers de l’Atlantique pour leurs paquebots de prestige (ils représentent à eux seuls 14 % du chiffre d’affaires). Aujourd’hui, Meubles Célio réalise 80 % de son activité auprès des particuliers, en commercialisant ses meubles via 550 distributeurs en France, dont les enseignes Monsieur Meuble, Mobilier de France, Crozatier, pour les plus connues.
Une capacité de production accrue
La nouvelle chaîne de montage répond à la nécessité de renouveler le matériel vieillissant et par la même occasion, va permettre d’améliorer la capacité de production, potentiellement jusqu’à 40 %, grâce à du matériel neuf et plus performant. "Par ailleurs, il se règle plus vite, il est plus flexible ; ce qui va nous permettre de réaliser plus de petites séries, correspondant à la demande en Contract", explique Alain Liault. En effet, cela répond à un besoin : "Lorsqu’on fournit un hôtel, cela peut être pour cent chambres, mais aussi pour dix." Trois à quatre opérateurs d’usinage supplémentaires sont en cours de recrutement.
Consommation réduite
Cerise sur le gâteau, la RSE s’en trouvera améliorée. La consommation électrique des nouveaux équipements sera moindre, notamment grâce à un procédé de Stop & Go comparable à celui des voitures. Par ailleurs, un système de filtration est mise en place pour aspirer et traiter l’air des bâtiments, afin de le réinsuffler. Un moyen de récupérer la chaleur, donc d’économiser du chauffage, tout en diffusant un air assaini aux équipes.