Métallurgie : Signature sans la CGT de deux accords de salaires
# Industrie # Ressources humaines

Métallurgie : Signature sans la CGT de deux accords de salaires

L'UIMM vient de signer deux accords salariaux avec cinq syndicats de salariés. Mais sans la CGT.

L'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) d'Ille-et-Vilaine et du Morbihan a signé début juillet deux accords de salaire avec cinq syndicats. Pour 2009, les rémunérations annuelles garanties (l'équivalent du ?Smic branche? de la métallurgie) augmenteront de 1,85%




(*). Environ 15% des quelque 30.000 salariés de la métallurgie des deux départements sont concernés. Autre avancée: une augmentation de la prime d'ancienneté de+0,75%, en plus du pourcentage supplémentaire auquel a droit chaque année un salarié. Malgré la crise, le comité directeur de l'UIMM a tenu à ces augmentations, afin de continuer à attirer les jeunes, notamment dans la chaudronnerie et la soudure, où elle manque toujours de bras. Reste que l'augmentation de la prime d'ancienneté est décriée par de nombreux adhérents de l'UIMM. D'ailleurs, si la CFDT, FO, la CFE/CGC, la CFTC, le SIA/GSEA (Syndicat indépendant de l'automobile et son homologue européen) ont, côté salariés, signé l'accord, la CGT a refusé de le ratifier. «Nous n'avons jamais réussi à obtenir d'accord avec la CGT», commente Gérard Meret, responsable du service juridique et social de l'UIMM 35-56. «Ils ne sont même pas signataires de la convention collective territoriale. C'est dommage mais nous n'avons jamais trouvé chez eux d'interlocuteur ayant une volonté d'aboutir à des accords.» Fortement représentée dans les grandes entreprises type DCNS ou SBFM, la CGT est plus rare dans les PME et TPE que l'UIMM tente actuellement d'enrôler dans ses effectifs. Dans le Morbihan, sur 1.893 entreprises industrielles, 526 établissements relèvent de la métallurgie. Or près de 62% de ces entreprises ne comptent qu'un à dix salariés.




(*) L'augmentation du Smic n'est que de 1,30%.

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