Dans les Côtes-d'Armor, la progression d'activité dans la construction s'était traduite, jusqu'en 2007, par une augmentation régulière des effectifs de la filière. Une filière qui compta, au début de l'année 2008, près de 14.880 emplois, soit une hausse impressionnante de 40% en 10 ans. La crise passée par là, le secteur a perdu plus de 500 emplois directs en moins de deux ans, compensé en partie par la baisse du nombre de contrats d'intérim.
Grande importance des logements individuels
La fin de l'année 2009 a été marquée par une timide reprise notamment au travers de la construction de logements individuels qui représentent 82% du parc costarmoricains, 10 points au-dessus de la moyenne régionale (56% sur l'ensemble de l'Hexagone). De son côté les logements collectifs peinent à redécoller. La place laissée vacante par feu Céléos n'a pas trouvé preneur. Le nombre d'autorisations de constructions a ainsi diminué de 74% entre2007 et2009. Le dispositif Scellier, mis en place l'an passé pour relancer la construction, n'a pas eu les effets escomptés dans les Côtes-d'Armor. Les ventes ont reculé de 60% dans le département alors que dans le même temps, la région enregistrait une hausse de 20% et l'ensemble du territoire français 20%.
La commande publique tire le secteur vers le haut
Situation quasi similaire du côté des bâtiments non-résidentiels quel que soit le département. Les surfaces de locaux et entrepôts industriels ont ainsi reculé de 25% dans les Côtes-d'Armor et de 22% à l'échelon régional. Les commerces ont réussi à stabiliser l'hémorragie tandis que le monde agricole s'écroulait (-75%). Au final, seules les constructions de bâtiments publics ont tiré leur épingle du jeu. Pas sûr que l'année 2010 soit aussi bonne, la faute à un recul significatif de la commande publique sur ces derniers mois.
Touchée de plein fouet par la crise immobilière, la filière du BTP redresse tout doucement la pente. Permettant à la filière, avec près de 14.400 emplois salariés au 1er trimestre 2010, d'être le troisième bassin d'activité derrière le secteur tertiaire et l'industrie.