Menuiserie Martin : Sur les marchés privés
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Menuiserie Martin : Sur les marchés privés

Bâtiment Quand Antoine Martin crée sa menuiserie il y a huit ans, il travaille sur des chantiers de particuliers. Aujourd'hui, 50 % de ses affaires concernent des bailleurs sociaux, et il commence à réaliser des chantiers pour des promoteurs et des marchés tertiaires

La menuiserie et la charpente sont deux métiers bien distincts. Pour Antoine Martin, pas question de tout mélanger, ni de laisser l'un de côté pour développer l'autre. Au contraire, c'est un tout qui fait sa force et qui lui permet de se développer. En huit ans, la Menuiserie Martin, aujourd'hui basée à Tinténiac, est passée d'un salarié à 35. Et multiplié par dix son chiffre d'affaires ! « Ma stratégie, c'est de ne pas miser sur un seul cheval, indique d'emblée Antoine Martin. Aujourd'hui, nous réalisons 50 % de nos commandes pour le bailleur social. En parallèle, nous nous attaquons de plus en plus aux marchés privés, pour lâcher petit à petit le particulier ».




Chiffre d'affaires multiplié par dix en sept ans

À ses débuts, en 2006, Antoine Martin travaille avec un seul menuisier, à La Baussaine, auprès de particuliers. C'est aujourd'hui de l'histoire ancienne. Pour faire évoluer son entreprise, le dirigeant a d'abord commencé à tisser des liens avec les collectivités locales, les bailleurs sociaux, des groupes de BTP comme Legendre en sous-traitance... À ce rythme, en 2012, il atteint 3,2 millions d'euros de chiffre d'affaires (contre 300.000 € en 2006). La mutation est en marche, et pour « rester à ce niveau, il fallait se structurer, s'organiser autrement, déléguer, recruter. À La Baussaine, on avait 600 m² et on n'était pas organisés pour cela », se souvient Antoine Martin.




900.000€ pour le bâtiment

Le dirigeant décide alors de faire construire un bâtiment de 2.000 m² à Tinténiac, pour 900.000 €. En 2013, avec 35 salariés, il trouve ainsi un nouveau rythme. « En 2014, nous allons atteindre notre régime de croisière, grâce à ces nouveaux investissements, et nous devrions renouer avec les bénéfices », estime le gérant, qui table sur un chiffre d'affaires de 5 à 6 millions d'euros pour 2014, soit presque le double du précédent. La base est posée pour sa nouvelle activité. L'entreprise intervient en menuiserie (menuiserie générale bâtiment, bois et châssis alu) et charpente (charpente traditionnelle, éléments préfabriqués de construction ossature bois), en neuf et en réhabilitation.




Neuf et réhabilitation

« C'est compliqué d'être bon dans les quatre, mais par les temps qui courent, c'est nécessaire. On est moins industrialisés que d'autres, mais résultat, nous ne souffrons d'aucun mal. Il y a toujours une ou deux activités qui peuvent prendre le relais d'une qui va moins bien. C'est cyclique. Cette démarche me permet d'ajuster mon carnet de commandes ».




Plus dans le tertiaire et la promotion

Et des commandes, Antoine Martin en a pour les 12 à 18 prochains mois. Notamment en réhabilitation, « où nous commençons à rentrer de belles affaires, à être bons et reconnus sur le marché », constate le dirigeant, qui travaille sur l'Ille-et-Vilaine, et depuis peu sur le Morbihan et la Loire-Atlantique. « Nous rénovons par exemple pour le groupe Barrière le Grand hôtel l'Hermitage à La Baule. Un chantier vitrine pour nous ». Un bel exemple de ce que souhaite faire la menuiserie Martin : augmenter sa part promoteur et sa part tertiaire. Il y a deux ans, la menuiserie n'intervenait pas sur ce type de chantiers. Aujourd'hui, elle réalise 15 % de ses commandes pour des promoteurs, et 7 % dans le tertiaire. « Dans le même temps, le marché du particulier a chuté de 15 à 2 %. Même chose pour les collectivités (passé de 30 à 17 % des commandes), car nous ne voulons plus nous battre à n'importe quel prix. Elles mettent les prix trop bas », juge Antoine Martin. Le chef d'entreprise préfère se concentrer aussi sur les entreprises générales comme Legendre, Sogea ou ETPO, qui, depuis, trois ans, représentent 15 à 20 % de ses commandes. Avec son nouvel outil et son organisation, Antoine Martin « constate la performance économique de ces investissements. Nous voyons maintenant les marges se faire ».

Menuiserie Martin



(Tinténiac) Gérant : Antoine Martin 35 salariés CA 2013 : 3,2 M€


02 99 66 79 76 www.m-menuiserie.com

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