Menuiserie : La filière se structure
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Menuiserie : La filière se structure

Créée pour conforter et amplifier l'importance d'un pôle de taille nationale, l'association Menuiserie Avenir n'exclut pas d'enrichir encore son panel d'actions.

L'association Menuiserie Avenir, créée en janvier à partir de la filière Menuiserie industrielle fondée en 2005, est déjà composée de 45 entreprises de plus de 30 salariés de la région. Réunis autour d'un bureau composé de Batistyl, SPPF, PAB, Renoval et Tellier SA, les concepteurs fabricants de fenêtres, portes, vérandas et autres ouvertures en bois, alu ou PVC, multiplient les actions communes. Leur premier cheval de bataille en 2005 fut la promotion du métier. Cette année, cap sur la promotion auprès des pros de la construction basse consommation dans la région (architectes, bureaux d'études,etc.). «Souvent, ils ne trouvent pas de producteurs pour la basse conso, alors que tout le monde en fait», s'étonne Gérard Tellier, président de l'association et P-dg de l'entreprise du même nom. «Nous voulons savoir pourquoi ils se tournent vers les Allemands ou les Autrichiens, quand les Pays de la Loire sont la première région de production en France», abonde Françoise Clair, chargée de mission pour Menuiserie Avenir.




Démarrer l'export

Autre enjeu: l'export. Une commission dédiée au sujet a ainsi été créée il y a quelques mois à la demande de plusieurs entreprises, pour formaliser des déplacements déjà effectués en Pologne en 2009, en Italie et en Espagne au printemps. «Les menuisiers français n'exportent pas, hormis les frontaliers, explique Gérard Tellier.Cela nous permet de découvrir les marchés et de rencontrer des syndicats pro sur place, lors de visites d'entreprises d'ordinaire impossibles pour une menuiserie seule». À terme, Menuiserie Avenir veut s'affirmer comme Le pôle de référence du secteur en France. Un cluster qui ne dit pas son nom? «Pour l'instant, ce n'est pas le souhait des entrepreneurs. Il ne faut pas précipiter les choses, répond Gérard Tellier. Travailler ensemble, c'est déjà un pas important. Il y a encore quelques années on ne se voyait même pas.» «Il y a des enjeux mais pas de conquête de marchés comme pour les clusters», précise Françoise Clair. Avant d'ajouter: «Cela dépendra de la volonté des membres mais on se doit d'en avoir l'ambition.»

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