Un père cancérologue, une mère professeur agrégé de droit. À première vue, le destin de Maître Frédéric Douchez, avocat spécialisé dans le droit de la santé, était tout tracé. Et pourtant, celui qui est officiellement bâtonnier du barreau de Toulouse a eu un parcours atypique: après un cursus scolaire en sport-études tennis, il concourt sur le circuit pro pendant plus de cinq ans avant de reprendre ses études en droit. Suit une carrière à son image: sans détours et déterminée. Il débute dans un cabinet toulousain, avant de s'installer à son propre compte et devenir directeur de l'école des avocats de Toulouse. Succédant à Maître Pascal Saint-Geniest à la tête de l'ordre des avocats de Toulouse, «cinquième barreau le plus important de France, souligne-t-il, avec plus de 1.350 avocats», il entend «s'inscrire dans le droit fil de (son) prédécesseur.» Celui qui a participé à la création de l'école de droit de Tunis souhaite ouvrir davantage Toulouse à l'international: «Il faut créer de nouveaux partenariats avec Madrid et Bologne. Je suis aussi en relation avec le bâtonnier de Montréal. Un colloque franco-canadien doit d'ailleurs avoir lieu en avril en collaboration avec la faculté de droit et la CCI de Toulouse car il faut y associer les entreprises.» Cette ouverture vers les industries passera certainement par une valorisation des compétences des avocats. «Nous avons l'expertise nécessaire pour développer le conseil en entreprise. Reste à favoriser les actions du barreau vers le milieu industriel. Des discussions sont par exemple en cours avec Aerospace Valley.»
Me Frédéric Douchez : Il veut ouvrir l'ordre aux entreprises
Par
Laurence Le Gall
Publié le
2 min de lecture
A lire dans le secteur
En Occitanie
1 min de lecture
Ailleurs en France
1 min de lecture