Biocellvia compte boucler dans les prochains mois
un tour de table d’un million d’euros. Dans cette optique, cette start-up marseillaise vient d’obtenir
un prêt participatif de 75.000 euros du conseil régional de Paca. Pour l’entreprise de quatre personnes, la levée de fonds doit permettre
d’assurer la commercialisation de ses premiers produits et le développement des suivants.
Créée en 2011 par un docteur en biologie, Yvon Julé, et son fils Olivier, un ancien banquier, Biocellvia
propose des tests permettant de valider l’efficacité de molécules. Effectués par les laboratoires pharmaceutiques, ces tests précliniques sont l’une des étapes permettant de créer des médicaments. Aujourd’hui, cette phase d’évaluation des molécules est réalisée visuellement par des médecins. « Par définition, ces tests sont subjectifs, manquent de précisions et leurs données ne sont pas suffisamment fiables », assure Olivier Julé (en photo).
Biocellvia a, elle, développé
une technologie permettant d’évaluer les échantillons de manière digitale. A la clé, des gains de temps, et donc d’argent. La start-up a ainsi planché sur une maladie respiratoire, la fibrose du poumon, dans le cadre d’une collaboration scientifique menée avec le groupe pharmaceutique allemand Boehringer Ingelheim. « On termine notre phase de R&D et nos lancerons véritablement la commercialisation dans les prochaines semaines », indique Olivier Julé. Les outils d’évaluation de Biocellvia sont accessibles sur une plate-forme internet. La société propose aussi de mener elle-même la réalisation des tests de molécules.
Après les maladies respiratoires, les dirigeants de Biocellvia comptent élargir leur portefeuille de produits. En 2017, ils espèrent se positionner sur la fibrose du foie. Puis,
réaliser des tests pour l’oncologie ainsi que les maladies de Parkinson et d’Alzheimer. Dans cinq ans, Olivier Julé espère se doter des outils permettant d’évaluer les molécules nécessaires au traitement d’une dizaine de pathologies.
Proposant à l’industrie pharmaceutique des outils numériques pour évaluer la recherche de nouveaux médicaments, Biocellvia est en quête d’un million d’euros.