L
es créateurs
Après s'être rencontrés chez Thalès et avoir créé Oya Sourcing, Éric Deblonde (acheteur industriel électronique) et Marie-Laure Le Fourn (ingénieur électronique) se sont adjoints les services de Jacques Sisomsack (concepteur-designer mécanique) pour s'aventurer sur le marché des dalles lumineuses de faux plafonds. « On en a débuté la commercialisation en mars 2012 », explique Marie-Laure Le Fourn.
Le projet
Pour exister, les trois associés ont choisi d'innover. « Ce produit à base de LED existait déjà, mais on a en modifié l'électronique pour que cela dure vraiment 50.000 heures. On a souhaité rassurer le client : cela fonctionne comme une ampoule classique, pouvant être changée et personnalisée comme on veut ! On a breveté le système fin 2011 et on l'a étendu au niveau européen un an plus tard. Ce n'est pas un produit bas de gamme. Cet éclairage tangentiel donne un effet puits de lumière et peut se décliner dans toutes les couleurs. Et cela consomme aujourd'hui deux fois moins qu'un éclairage classique », lance la présidente qui « cherche à construire du solide et pas un écran de fumée ».
Les atouts
Travaillant déjà avec EDF, Sisco et la RATP, « ce qui nous pousse à la recherche de solutions innovantes », Oya Light se définit comme « une société de conception, à l'écoute du besoin, avec une adaptabilité assez simple », poursuit la dirigeante. Pour l'heure, les produits sont réalisés sur site à Châteaugiron, avec une volonté de territorialiser les composants. « On a aussi choisi d'en limiter les coûts de logistique », avance-t-elle.
Les perspectives
Elles sont commerciales et concernant aussi l'innovation. Avec déjà deux salariés (un ingénieur éclairagiste et un technico-commercial) et le recrutement d'un cadre commercial prévu pour la rentrée de septembre, Oya Light entend explorer de nouveaux marchés (industrie agroalimentaire et domaine hospitalier). D'un point de vue technique, la jeune société fourmille d'idées novatrices. À titre d'exemple, elle a breveté sa dalle « communicante ». « Notre luminaire a déjà une adresse IP et peut être commandé à distance. Mais ce n'est pas tout : elle peut, elle-même, communiquer sur la luminosité nécessaire », confie Marie-Laure Le Fourn.
Oya Light
(CHÂTEAUGIRON) SAS au capital social de 30.000 €