Marchés : Accéder à la commande publique
# Conjoncture

Marchés : Accéder à la commande publique

Oséo et l'Ordre national des experts comptables s'associent pour proposer un service en ligne d'accompagnement des entreprises vers les marchés publics. Cent vingt milliards d'euros de commandes publiques en France chaque année! Pour le directeur régional d'Oséo, Philippe Giffard, «c'est une véritable opportunité pour les PME de faire croître leur chiffre d'affaires». À condition de pouvoir y accéder. C'est donc pour mieux «démystifier la commande publique» que la banque des PME s'est associée à l'Ordre national des experts comptables et au groupe Moniteur (marchesonline) pour proposer un site d'information et d'accompagnement (www.reseaucommandepublique.fr) qui détaille «les sept étapes pour répondre concrètement à un marché public».




«Aller au devant des acheteurs publics»

En résumé, «un marché public, c'est un marché», explique le président du Conseil régional de l'Ordre des experts comptables de Normandie, Arnaud Debray, qui note que «les freins matériels et psychologiques pour aller vers la commande publique sont moins justifiés aujourd'hui». D'ailleurs, statistiquement, 57% des appels d'offres émis par des collectivités territoriales et 30% de ceux qui le sont par l'État sont remportés par des PME. Au-delà, les deux partenaires recensent près de 80.000 acheteurs publics en France qui vont des établissements publics aux collectivités locales en passant par les entreprises publiques locales ou autres CHU. Pour Agnès Bricard, présidente d'honneur du Conseil régional de l'Ordre des experts comptables d'Ile-de-France et animatrice du club Secteur Public des experts comptables, l'essentiel pour les PME «est d'être offensif»: «Il faut aller au-devant des acheteurs publics, se faire connaître en prenant rendez-vous, tout simplement; on ne pourra pas vous le refuser!», explique-t-elle. Un élémentaire pour les entreprises qui soumissionnent dans le cadre de marchés à procédure adaptée (Mapa) qui par effet de seuil n'entraînent pas de publicité. «D'où l'intérêt d'un outil de veille», insiste-t-elle. Un outil qui pour autant n'assure pas de franchir la dernière marche avec succès, faute pour certaines PME de pouvoir afficher des références susceptibles de retenir l'attention des acheteurs publics. Pour l'expert-comptable, la meilleure des réponses reste alors de se frotter au préalable à la sous-traitance.



G.D.




www.reseaucommandepublique.fr

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