« Depuis peu, les cinq équipements prévus au cahier des charges de la labellisation Equipex obtenue en 2011 (investissements d'avenir NDLR) sont prêts. Il faut maintenant sortir le gyrophare », sourit Philippe Maurin-Perrier, co-président de HEF (CA : 148 M?, 1.500 salariés), entreprise ligérienne spécialisée dans l'ingénierie de surface. Après plusieurs années de travail et avec un budget total de 8 M?, Manutech-USD a donc respecté sa feuille de route. Ces cinq équipements (deux platines, un bras robot, une machine hybride et une platine nano), mis au point par HEF, le Cetim, Centrale, l'Enise, L'université Jean Monnet et l'École des Mines doivent permettre une caractérisation ultrarapide des surfaces et de nouvelles texturations de surfaces. Pour HEF, il s'agit par exemple à terme d'utiliser ces nouvelles technologies pour réduire les frottements dans les moteurs des véhicules. La texturation de surface permet aussi de jouer sur les couleurs, sur les caractéristiques du matériau (obtenir la mouillabilité d'une feuille de lotus par exemple)...
Vers une industrialisation ? L'Equipex, piloté en GIE par les partenaires fondateurs, est utilisé actuellement pour de la R & D et des projets d'applications. « Nous pouvons faire des prototypes et des préséries », explique Bertrand Nicolet, vice-président de Manutech-USD «. En 2015, 200.000? de prestations de services ont d'ores et déjà été facturés. « Nous savons que nous serons en charge maximale fin 2016 avec un chiffre d'affaires de 350.000? environ. L'industrialisation pourrait éventuellement être envisagée pour fin 2017, avec pourquoi pas, la création de Manutech SA ».
Stéphanie Gallo
R&D. Créé en 2011 par HEF et le Cetim avec quatre laboratoires industriels, l'Equipex Manutech-USD remplit, depuis quelques mois, son cahier des charges.