Maine-et-Loire : Lacroix Electronics assemble un drone nouvelle génération

Maine-et-Loire : Lacroix Electronics assemble un drone nouvelle génération

La filiale du groupe Lacroix, spécialisée dans la sous-traitance électronique, a noué un partenariat avec le Suisse SenseFly, concepteur de drones professionnels pour assembler l’Albris, un drone autonome et innovant destiné au secteur des TP.

Le groupe ligérien, sous-traitant électronique pour les secteurs industriel, aéronautique, défense, médical, automobile et domotique, filiale de l’équipementier Lacroix (400 M€ de CA en 2015, 4.000 salariés), a noué un partenariat depuis 18 mois avec la société suisse SenseFly (160 salariés, CA non communiqué), spécialiste des drones professionnels à aile fixe et filiale de Parrot depuis 2015, groupe français leader mondial des drones civils.


Un drone qui a nécessité 15 ans de recherche
L’industriel assemble sur son site de Saint-Pierre-Montlimart (600 salariés dont 450 au sein de l’usine) la dernière innovation de Sensefly : le drone intelligent Albris, destiné à l’inspection et au contrôle des ouvrages d’accès difficiles (ponts, barrages, toits, pylones...). Un poids plume de 1,7 kg, autonome, pouvant opérer jusqu’à 4.800 m d’altitude, équipé de capteurs et de 5 caméras permettant de capturer plusieurs milliers d’images à la seconde. Et un équipement qui a nécessité « presque 15 ans de recherche avec 80% de software sur ce drone », souligne Cyril Halter, fondateur en 2009 et dirigeant de la start-up SenseFly, devenue leader mondial dans son domaine : la conception et la fabrication de drones professionnels à aile fixe.
Un marché inexistant il y a 4 ans. « Le marché du drone est énorme, rien qu’aux Etats-Unis, il est estimé à 20 Mds€ », annonce le Suisse.
Mis en marché depuis septembre dernier, l’Albris a décroché plusieurs contrats à l’export, aux Etats-Unis et en Amérique du Sud et auprès de bureaux d’ingénierie et géomètres. « Il leur permet de réaliser eux-mêmes les missions d’inspection d’ouvrages. Pour l’inspection d’un pont en béton par exemple, explique Cyril Halter, il faut 20mn avec le drone au lieu de 2 à 5 mois avec un pont bloqué... » Coût de l’innovation : 30.000 €.


Croissance à deux chiffres
Pour Lacroix Electronics, retenu par SenseFly, le contrat représente plusieurs milliers de drones par an. L’industriel intervient pour la première fois sur le domaine du drone. « Notre première rencontre date de juin 2014, se souvient Stéphane Klajzyngier, dg de Lacroix Electronics. En tant que sous-traitant électronique, nous avions les capacités de répondre, notamment grâce à notre atelier de prototypage rapide. Dès fin 2014, nous avions assemblé les premiers protos. » Le groupe Lacroix Electronics (plus de 3.200 salariés, 4 usines en Europe et un bureau d’études intégré de 75 personnes) affiche, depuis 3 ans, une croissance à deux chiffres. Il termine l’exercice 2015 à 280 M€, un chiffre en hausse de 21,7%.