Lorsqu'ils lancent le Cercle Vendôme en 2002, ils ont tous pour point commun de travailler dans le secteur immobilier ; de ne pas avoir encore franchi le cap de la quarantaine et de rechercher un espace leur permettant certes de se rencontrer ailleurs que dans un cadre professionnel, mais aussi et surtout, de mettre ces échanges à profit pour décortiquer un projet immobilier. Près de quinze ans après, la vocation du Cercle Vendôme est restée la même. « Ce cercle nous permet bien évidemment de mieux nous connaître et peut être de faire des affaires ensemble, mais c'est surtout un club que nous voulons près du terrain », résume Pierre-Dominique Miquet, président du Cercle Vendôme, par ailleurs directeur commercial chez Eiffage. Mixte (30 % des membres sont des femmes), le Cercle Vendôme rassemble donc des promoteurs immobilier, des commercialisateurs, des investisseurs, mais aussi des banquiers, des avocats, des notaires, des architectes, des entrepreneurs du bâtiment, des bureaux d'études et encore des représentants des collectivités locales. De quoi perdre son identité de club de l'immobilier lyonnais ? « Bien au contraire », claque son président. « C'est pour nous fondamental que tous ces métiers soient représentés. Le Cercle Vendôme est justement éclectique pour être représentatif d'un milieu et non pas d'une profession ».
Club " opérationnel "
L'ambition s'incarne dans l'identité des membres et dans la forme et le fond des rencontres. « Nous sommes très attentifs au recrutement. Nous demandons aux gens qui souhaitent nous rejoindre de rédiger une lettre de motivation et nous les recevons en entretien. Par ailleurs, pour garder cette diversité, il nous arrive de solliciter certaines personnes parce que nous pensons qu'elles peuvent enrichir nos échanges. Enfin, nous ne sommes pas élitistes, nos membres ont une expertise qu'ils ont envie de partager et leur position hiérarchique au sein de leur entreprise nous importe peu », explique le président. C'est pourquoi le Cercle Vendôme revendique un positionnement très opérationnel. Pas de locaux, pas de réunions récurrentes, mais des rencontres organisées autour d'une visite d'un chantier lyonnais et d'un voyage annuel en France où à l'étranger toujours pour découvrir des projets immobiliers. « Nous nous autorisons quand même un repas de fin d'année », sourit Pierre-Dominique Miquet. Rares sont les adhérents qui font faux bond, puisqu'en moyenne 50 % de la centaine d'adhérents répond présent pour ces visites. « Le Cercle Vendôme est effectivement un club qui fonctionne bien », commente Laurent Lamatière, ancien président et consultant chez Arthur Loyd Logistique. « Nous regroupons aujourd'hui 18 métiers différents c'est une vraie force, ce club correspond à un véritable besoin au sein de notre agglomération, d'ailleurs, nous n'avons jamais eu autant de demande d'adhésions », ajoute Vincent Delattre, cofondateur du Cercle Vendôme et Directeur investissement régions chez Jones Lang LaSalle. Redoutant la sclérose qui gangrène beaucoup de clubs professionnels, le Cercle Vendôme revendique un ADN innovant. Pour la première fois à l'automne, il testera la formule de la table ronde pour passer au crible le projet de la ZAC des Gratte-Ciel à Villeurbanne avec autour de la table, toutes les parties prenantes des élus locaux aux architectes du projet.
Immobilier. En regroupant l'ensemble de la palette des métiers de l'immobilier, ce club a su s'imposer dans un univers plutôt fermé.