Le gouvernement réfléchit à la façon d'élargir le périmètre de Lyon French Tech accompagnant toutes les start-up numériques en forte croissance, pas seulement celles qui ont pour cœur de business le numérique. Lyon French pourrait être élargi à d'autres secteurs et c'est Bercy, son ministère de tutelle qui devrait en informer l'association présidée par le patron de Cegid Patrick Bertrand d'ici le 11 avril. Parmi les secteurs nouveaux figureront peut-être la santé, l'industrie créative et culturelle, la Foodtech, la Greentech. Cette ouverture comporte un prérequis : le périmètre actuel de la French Tech doit atteindre une masse critique de start-up évoluant dans un écosystème solide comprenant incubateurs, accélérateurs, pôle de compétitivité etc. Or, Lyon avec 350 start-up incubées et 150 accélérées est bien au-dessus des exigences gouvernementales. Deuxième signe de bonne santé : le Pass Lyon French Tech pourrait étendre sa sphère d'influence en allant au delà des frontières de la Métropole.... jusqu'à la ville de Macon et son agglomération par exemple, qui sollicite beaucoup la capitale des Gaules. Ces entreprises installées à Macon auraient ainsi un accès privilégié à l'offre premium des partenaires du pass (Bpifrance, Business France, Coface, INPI, AFIC, et la Direction générale des entreprises).
Ceci impliquerait un changement d'opérateur, qui ne pourrait plus être Lyon Métropole.
Avec 7000 entreprises du numérique et 50 000 emplois dans ce secteur, Lyon n'a pas eu de mal à s'imposer comme le deuxième pôle numérique en France. Dans les jours qui viennent, sa place devrait se réaffirmer avec l'élargissement du périmètre géographique et sectoriel de l'association Lyon French Tech.