Véritable « VRP » de Lyon French Tech,
Patrick Bertrand – DG du groupe Cegid et président de l’association Lyon French Tech – a « mouillé la chemise » ce mardi face à des représentants d’entreprises de la Métropole réunies au Tuba à Lyon. L’objet de cette rencontre : inciter les entreprises du territoire à engager leur transition numérique. Un enjeu qui touche en particulier les sous-traitants de ces grands groupes et ETI de la région. De fait, 20 % des TPE de la région Rhône-Alpes - très majoritairement des entreprises du secteur agricole et industriel - continuent à travailler " à l'ancienne " sans appui informatique, selon une étude de 2014, intitulé « Du rattrapage à la transformation : l'aventure numérique, une chance pour la France ».
Bien que la communication sur le web paraisse synonyme de numérique pour ces très petites entreprises, à peine un tiers d'entre elles disposent par ailleurs d'un site web contre 2/3 des PME rhônalpines. Un point sur lequel a insisté Patrick Bertrand :
« D’après une récente étude du cabinet McKinsey, la France est le 3ème pays d’Europe le mieux connecté pour des usages domestiques mais le 16 ou 17ème pour ce qui est de la digitalisation de ses entreprises ».
50.000 emplois sur le bassin lyonnais
Pour
Virginie Delplanque, déléguée générale de Lyon French Tech, cette rencontre a été l’occasion de lancer un club informel d’entreprises, «
un moment de brainstorming sur leurs attentes en matière de transition numérique ». «
Il est important que les entreprises comprennent les enjeux numériques et intègrent la dynamique French Tech qui fédère l’ensemble des acteurs du bassin lyonnais. Nous avons un rôle de facilitateur et d’aiguilleur ». Localement, les secteurs que représentent Lyon French Tech (biotechs, numérique, informatique, greentechs) représentent 50.000 emplois, répartis dans 7.000 entreprises. «
Ces secteurs ont levé plus de 200 millions d’euros depuis 2012 en capital-risque », précise Virginie Delplanque. Alors qu’un appel à projet sur les réseaux thématiques vient d’être lancé à destination des 13 villes labélisées « French Tech » de France, l’association lyonnaise est en train de structurer «
ses éléments de réponses », relève sa déléguée générale. «
Nous avons besoin de bien comprendre cette dynamique avant de répondre mais oui, nous devrions nous positionner sur des thématiques comme le biotech ou encore le greentech ».
L’association lyonnaise a réuni ce mardi une poignée de grands groupes et ETI de la Métropole pour leur « vendre » le label French Tech obtenu fin 2014 et insister sur la nécessité d’une transition numérique réussie des entreprises.