En 2007, lorsque Luc Paboeuf avait été élu président du Ceser (Conseil économique, social et environnemental régional), personne n'avait misé un euro sur sa candidature. Six ans plus tard, sa réélection ne faisait pas l'ombre d'un doute. Le représentant de la CGT a été réélu à la tête du Ceser Aquitaine le 15 novembre par 73 voix contre 38 pour Dominique Goursolle-Nouhaud, représentante du Medef.Celle-ci a-t-elle au moins fait le plein de voix dans le monde patronal ? Certes, le collège 1 (employeurs) dispose de 38 sièges, mais le collège 3 (associations) compte également des personnes issues du monde économique (Centre des jeunes dirigeants, Jeune chambre économique).Si Luc Paboeuf fait aujourd'hui consensus, c'est parce qu'il a su faire oeuvre de pragmatisme. Beaucoup reconnaissent à ce brillant orateur de ne pas être enfermé dans son rôle de syndicaliste, mais de s'exprimer au nom de la société civile représentée au Ceser.
Homme de dialogue
« Luc Paboeuf est un garçon intelligent, qui fait bon travail », reconnaît un leader patronal. Dans le discours qui a précédé son élection, l'ancien benjamin de l'assemblée (en 1997) a expliqué que « c'est par la discussion que nous trouverons une solution à cette crise. L'intérêt général ne préexiste pas avant qu'il y ait eu un débat. Comme disait Pierre Delfaud : faisons du Ceser un lieu de controverse positive ».