Le 29 septembre dernier, en première instance, le tribunal de commerce d’Épinal avait rejeté l’offre de reprise formulée par les salariés rassemblés en une Société coopérative et participative (Scop). Fin janvier, c’est la chambre commerciale de la cour d’appel de Nancy qui a refroidi les derniers espoirs en jugeant la demande « irrecevable », car la Scop qui portait le projet n’étant pas immatriculée au moment où UPM a formulé son offre de reprise, il n’est pas possible de contraindre l’entreprise à céder son usine aux ex-salariés.
Début 2014, quand UPM décide de fermer son usine de Docelles pour réduire sa production en Europe, les salariés mettent moins d’un mois à boucler une offre, avec le soutien des pouvoirs publics, de l’Union régionale des Scop, de la Banque publique d’investissement (BPI), et de plusieurs banques. L’offre prévoyait notamment l’embauche de 160 salariés et 3M€ pour UPM. Mais le géant finlandais du papier réclamait entre 10 et 12M€ pour céder les actifs de l’usine. Le conseil de la Scop, Me Ralph Blindauer, a indiqué ne pas vouloir se pourvoir en cassation.
Née en 1478, la papeterie de Docelles était une des plus vieilles usines de France encore en activité. L’usine vosgienne a été acquise par le groupe finlandais Kymmene en 1978, puis fusionnée au sein du groupe UPM.