Lorraine : Le fabricant de boîtes aux lettres Renz s'associe à Weldom pour tester un nouveau concept
# Industrie

Lorraine : Le fabricant de boîtes aux lettres Renz s'associe à Weldom pour tester un nouveau concept

Renz à Woustviller expérimente depuis quelques mois avec l’enseigne de bricolage Weldom des boîtes de retrait appelées Drivebox.

Pouvoir commander ses articles et venir les retirer 24 heures sur 24, sept jours sur sept devant le magasin, c’est possible depuis quelques mois pour l’enseigne de bricolage Weldom à Molsheim en Alsace. Des boîtes de retrait appelées Drivebox sont à disposition des clients, de différentes tailles en expérimentation. Et pour fournir ces boîtes de retrait, c’est l’entreprise mosellane Renz France (CA : 16 M€; effectif : 100 personnes), basée à Woustviller qui s’est chargée de la fabrication. « C’est une suite logique au Click & collect ». Après trois mois d’expérimentation, les premiers résultats apparaissent pour Drivebox : sur 10 commandes passées en ligne, 3 clients utilisent le retrait en boîte. Weldom (206 points de vente) va également tester le concept à Mimizan, avec en perspectives de déploiement un projet de mise en place dans les futures ouvertures de magasins intégrés.


Doubler le chiffre d’affaires à horizon 2030
La société mosellane, qui fabrique chaque année 350.000 alvéoles (boîtes aux lettres individuelles et collectives confondues) est présente sur deux marchés : l’immobilier et la distribution (magasins de bricolage,etc.). « C’est en échangeant avec Weldom que nous avons eu l’idée de cette expérimentation », explique Alain Fischer, co-gérant de Renz France. L’entreprise n’en est pas à sa première expérimentation puisque depuis 2013 un immeuble à Paris est équipé d’une e-conciergerie avec des boîtes à colis connectées. « Un vrai succès ! », confirme Alain Fischer. « Nous nous définissons comme une start-up avec un fonctionnement industriel, nous avons une très grande réactivité. Nous nous sommes structurés en lean manufacturing, il n’y a pas de stock, cela nous permet de réaliser du sur-mesure. La commande tire la production. Aujourd’hui 100 % de notre CA est réalisé avec les boîtes aux lettres, mais avec le développement des nouveaux marchés, ce chiffre devrait baisser ». Renz s’est fixé l’objectif de doubler son chiffre d’affaires à horizon 2030, soit 32 M€. Pour y parvenir, la PME a identifié quatre segments de marchés qui sont en train ou vont émerger : les logements, le tertiaire, les commerces (avec l’exemple de Weldom) et le locker postal. « Face à la baisse du courrier au niveau national, nous devons chercher de nouveaux produits, et débouchés. Nous réfléchissons également à nous réorganiser stratégiquement. » Renz France fait aussi partie du SIBCO, un syndicat regroupant neuf entreprises du secteur de la boîte aux lettres en France. « Nous travaillons actuellement sur de nouvelles normes afin de réglementer ce nouveau marché du colis et du courrier connecté. Nous espérons que cela aboutisse en 2017 », poursuit Alain Fischer. La PME de Woustviller pourra alors concurrencer les relais colis avec ses boîtes à colis. « L’idée peut être par exemple pour un immeuble d’avoir son e-conciergerie, les habitants pourront alors commander des objets de toutes tailles et de tous poids. » Au niveau du tertiaire, la PME mosellane va notamment mettre en place pour ses salariés une boîte à colis connectée fonctionnelle qui servira de show-room avant la fin de l’année. « Notre objectif est de travailler avec tous les transporteurs et toutes les enseignes, pour que les boîtes à colis soient universelles, et utilisables par tous les consommateurs. Nous vivons une révolution en termes de consommation avec le numérique, l’e-commerce en 2014 a représenté dans le monde un montant total de 1.462 milliards d’euros, soit une hausse de 24 % par rapport à 2014. Nous ne voulons pas être les Kodak de la boîte aux lettres et rater ce virage. »

# Industrie