Les principaux acteurs du marché soulignent la belle performance du marché de la logistique en France, l'an dernier, mais notent pour la plupart une frilosité des investisseurs dans un contexte économique tendu. De 2,2millions à 2,6millions dem² ont été commercialisés l'an dernier, soit une hausse de 33% à 51% par rapport à 2010, selon les sources. Une étude BNP Paribas Real Estate place 2011 comme la meilleure des trois dernières années. Ce rebond concerne en priorité les quatre agglomérations de la fameuse dorsale Nord-Sud: Lille, Île-de-France, Lyon et Marseille qui cumuleraient à elles quatre jusqu'à 89% des transactions conclues en 2010. Mais des marchés périphériques atones en 2010 ont aussi connu une embellie, comme l'Alsace ou la Bretagne. Les experts s'accordent à reconnaître le poids des acteurs de la grande distribution et citent notamment Intermarché avec une opération portant sur 69.000m² dans le Tarn-et-Garonne, qui constitue la plus importante transaction de l'année. Les valeurs locatives ont globalement été stables, voire en très légère hausse pour les produits prime les mieux situées, mais DTZ souligne que «les mesures d'accompagnement ont tendance à se généraliser et à repartir à la hausse avec en moyenne 1,5 à deux mois de franchise par année d'engagement ferme.»
L'entrepôt: actif le plus risqué
L'investissement a aussi repris des couleurs mais chez DTZ comme chez BNP Paribas Real Estate, les économistes constatent qu'il est encore loin de ses performances moyennes sur le long terme. Le marché a été tiré l'an dernier par des opérations de compte propre ou clés en main mais l'offre prime s'étiole alors que de nombreux projets ne voient pas le jour, les investisseurs étant peu enclins à se lancer dans des opérations en blanc. «Dans une période d'incertitude économique, les investisseurs recherchent les actifs les moins risqués qui offrent les meilleurs rendements: bureaux bien situés et commerces dans les meilleures artères des centres-villes. L'entrepôt est de ce point de vue l'actif le plus risqué», explique Richard Malle de BNP Paribas Real Estate.