Le nordiste AVN, spécialisé dans l'installation de supports multimédia audio et vidéo (vidéoprojecteurs, écrans, etc.) pour bureaux, salles de réunion et amphithéâtres, se lance dans un nouveau concept : le "mobisuel".
3 millions d'euros dans deux ou trois ans
Nicolas Duran, le dirigeant qui a repris cette société en liquidation judiciaire il y a 10 ans avec un actionnariat familial, s'explique : « C'est un mot que nous avons inventé pour décrire cette nouvelle activité. La distribution de mobilier est un métier connexe que j'ai lancé il y a cinq ans déjà, en rachetant un fonds de commerce à Calais (ndlr, rachat de Buronord Concept en 2013). Dorénavant, nous allons proposer du mobilier intégré. C'est un nouveau segment avec une synergie entre nos deux activités ». Du mobilier que l'entreprise transforme pour apporter à ses clients une réponse sur-mesure, en y intégrant du matériel multimédia.
Intégrer des solutions dans le mobilier
« Nous allons intégrer tel système, tel écran, telle connectique à une table de réunion, par exemple, pour répondre aux besoins précis du client », précise Nicolas Duran, qui n'exclut pas l'éventualité, un jour, de construire son propre mobilier pour décliner sa propre marque de produits. « Ce qui passerait par une nouvelle croissance externe », ajoute-t-il. Avec un chiffre d'affaires de 2,4 millions d'euros, pour 12 salariés et deux apprentis, le dirigeant parle d'une rentabilité « correcte même s'il reste sous le seuil des 10 % ». Sur ce chiffre, entre 1,9 et 2 millions d'euros sont attribués à l'activité historique d'AVN : l'installation d'équipements audio et vidéo.
Recrutements à venir
« Cette activité reste notre porte d'entrée principale, mais elle est concurrencée ». La partie « mobisuel », elle par contre, tire son épingle du jeu. Nicolas Duran envisage de tirer rapidement 500.000 euros de cette seconde activité. « Dans les deux à trois ans, elle devrait même nous permettre d'atteindre les 3 millions d'euros. Ce qui passera également par du recrutement : trois techniciens poseurs/installateurs voire quatre d'ici à trois ans ».