Les faits. Après 4ans de travaux, le musée d'art moderne de Villeneuve-d'Ascq a rouvert le 25septembre dernier. Connu sous le diminutif MaM qui lui a collé à la toile 27ans, le site a changé d'ambition avec la donation de L'Aracine, qui en a fait la première collection publique d'art brut en France, mais aussi avec l'extension architecturale de Manuelle Gautrand. En terme de communication, l'enjeu était de réunir sous une même identité nouvelle, ses trois collections d'art moderne, contemporain et brut. Le regard d'Olivier Donat, administrateur général. «C'est un long processus de 18mois. Nous devions, de par la donation d'art brut, faire figurer cette notion dans le nouveau titre du musée, jusqu'alors un musée d'art moderne. En 25ans, nous avons aussi constitué une importante collection d'art contemporain. Le projet était de montrer que l'art brut n'est pas en marge mais s'inscrit pleinement dans l'histoire. En terme juridique, nous avons évacué la question en retenant Lille Métropole musée d'art moderne, d'art contemporain et d'art brut. Au téléphone, c'est un peu compliqué. Nous avons donc mandaté l'agence Thérèse Troïka à Paris, pour un budget de 105.000€, avec l'idée de trouver un nom digne d'un grand musée comme les Tate, MoMA... L'important était que ce nom soit court, rapide, agréable. Nous avons combiné les choses dans LaM, pour Lille Art Museum. Le ?L? signifie que nous sommes un musée de Lille Métropole, en rapport avec notre partenaire LMCU et notre localisation. Le ?a? représente nos trois collections. Le ?M? peut avoir plusieurs sens: musée car nous avons le label Musée de France; moderne comme la collection à l'origine du musée, 2ecollection d'art moderne après le Centre Pompidou. Le LaM, c'est aussi l'âme humaine, l'âme d'un musée... Libre à chacun de lui donner un sens. Le pari est plutôt gagné. Le bouche à oreille fonctionne avec 57.000visiteurs en un mois pour un objectif annuel de 200.000.»
Géry Bertrande
- LE CAS DE COM'