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Liébot inaugure sa nouvelle usine de volets roulants
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Liébot inaugure sa nouvelle usine de volets roulants

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Le groupe Liébot vient d’inaugurer une nouvelle usine de volets roulants. Avec un investissement de 11,5 millions d’euros, cette usine de 12 000 m² répondra en priorité à la demande d’approvisionnement de K-Line, une des filiales du groupe vendéen, dont 30 % des produits sont équipés de volets roulants.

Bruno Leger, directeur général du groupe Liébot, inaugure la nouvelle usine de volets roulants — Photo : Benjamin Robert

Comment sécuriser son approvisionnement, sans multiplier les fournisseurs ? C’est la question à laquelle le groupe Liébot vient de trouver sa réponse : fabriquer soi-même les produits. Ayant son siège social aux Herbiers, en Vendée, le fabricant de fenêtres, de portes d’entrée et de baies coulissantes vient d’inaugurer une nouvelle usine de fabrication de volets roulants pour équiper les fenêtres de sa filiale phare K-Line, et commercialiser ainsi des blocs baies (fenêtre et volet). À l’origine, le volet roulant ne faisait pas partie des productions du groupe, et l’entreprise se reposait alors sur deux gammes de produits développés et fabriqués par ses partenaires, Bubendorff (Haut-Rhin) et SPPF (à Cholet dans le Maine-et-Loire). Mais ces derniers ne pouvaient pas suivre le rythme de croissance de K-Line, dont le chiffre d’affaires a été multiplié par 11 en 20 ans. Si l’entreprise garde secret le volume de production, elle fait partie du top 5 européen sans aucun doute. Afin de ne pas recourir à un troisième sous-traitant, aboutissant à une gamme complexe de produits différents, le groupe Liébot a décidé de s’occuper de la production. En 2017, il a investi dans une première usine d’assemblage à Clisson, pour 2 millions d’euros, afin d’atteindre une capacité de 100 000 volets roulants par an. "SPPF nous a vendu son système afin d’assembler nous-même les différentes pièces", décrit Jean-Pierre Liébot, président du groupe de 4 500 salariés. Afin de doubler cette production, Liébot vient d’agrandir cette usine grâce à un investissement de 11,5 millions d’euros, passant ainsi de 5 500 m² à 12 000 m². 

Aucune perte de matières

Cet agrandissement élargit la palette des activités au sein de l’usine, avec une automatisation plus importante sur la ligne de production. L’usine ne se contente plus des étapes d’assemblage. La nouvelle unité de production sera alimentée par des bobines d’aluminium, et elle se chargera de produire en continu les lamelles des volets roulants avec une mousse en polyuréthane à l’intérieur.

La ligne de production de cette nouvelle usine est plus automatisée que la précédente — Photo : Benjamin Robert

"Grâce au flux continu, il n’y a aucune perte de matières sur cette ligne industrielle", se félicite Jean-Pierre Liébot. Autre avantage de cette automatisation : doubler la production n’oblige pas à doubler les postes. "La main-d’œuvre est aujourd’hui difficile à trouver et recruter. Nous sommes actuellement 80 salariés sur site. Nous allons passer à 100, voire 120 personnes maximum", analyse Christian Chevrel, directeur des achats du groupe.

Une troisième expansion envisageable

Liébot ambitionne de passer d’abord à une production annuelle de 125 000 volets. "La montée en puissance sera peut-être plus faible que prévu, avec la diminution des constructions neuves. Nous prévoyons d’atteindre les 200 000 unités en 2026, mais cela dépendra de la crise du marché", avance prudemment Bruno Léger, directeur général du groupe Liébot.

La première usine d’assemblage restera active — Photo : Benjamin Robert

En parallèle, la première ligne de production restera opérationnelle. Elle servira notamment pour les structures en PVC, en aluminium grande dimension, et les petites séries. "L’avantage est que le terrain est grand. On pourra envisager une troisième expansion plus tard si le besoin s’en fait sentir", anticipe Bruno Leger.

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