Retour aux urnes le 25 mai. Certes, l'élection européenne passionne moins que les élections municipales. Mais l'enjeu n'est pas moins important. C'est l'Europe des cinq prochaines années qui se décidera ce jour-là. Éloignée et technocratique, l'Union européenne est souvent résumée à quelques caricatures : aux formidables opportunités de marché on oppose le plombier polonais, à l'intérêt d'une monnaie unique on oppose l'Euro (trop) fort. La plupart des entrepreneurs plébiscitent l'intégration européenne, mais beaucoup constatent au quotidien qu'elle leur apporte surtout des désagréments : travailleurs détachés, cabotage routier, réglementation tatillonne... C'est encore plus vrai en Aquitaine, où les entreprises de BTP et de transport routier souffrent de la concurrence pas toujours loyale de leurs voisins ibériques. Mais gare à ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain. « Les cofinancements européens pour les projets locaux, c'est plus d'un milliard d'euros pour l'Aquitaine sur 2014-2020 », rappelle le Bureau Aquitaine Europe du conseil régional. Et quelle serait la situation de notre économie sans l'intégration européenne, sans l'espace Schengen, sans l'Euro ?
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